Un gang s’en prend aux passagers d’une trame de métro. Le vol tourne mal et l’un des criminels est retrouvé mort, tandis que le leader du groupe s’échappe. Les choses se compliquent quand la police découvre que le tireur est un des passagers qui portaient une arme non-déclarée.

Le pilote a installé la forme qu’allait prendre la série et ce second épisode tente de trouver un équilibre entre tous les éléments, comprendre entre la famille et la police, les deux se rejoignant la majorité du temps.

Pour les Reagan, il est un peu difficile de séparer les choses. Il y a le travail et le repas de famille durant lequel on débat sur la loi. Et comme dit Erin, elle est dans le camp adverse, travaillant au bureau du procureur et non dans la rue avec ses frères. Le fait est qu’elle a la place la plus stratégique dans la famille pour emmener la série vers des réflexions moins unilatérales. Sans elle, Danny trouverait difficilement quelqu’un pour l’aider à maintenir son esprit du bon côté des choses. Comme si le policier avait besoin d’une personne extérieure pour lui rappeler là où s’arrête son pouvoir et où commence son devoir.

Le fait est que pour le moment, il parait assez clair que la série va privilégier la partie policière et utiliser la familiale pour relier les différents points de vue et créer une sorte de zone d’analyse.

Cela dit, il serait assez bien que certains épisodes nous évitent la grosse affaire afin de laisser des personnages comme grand-père Henry ou Jamie le bleu prendre de l’ampleur. Le Chief, lui, possède déjà sa storyline parallèle avec Kelly la journaliste. C’était introduit dans le pilote et cela est complètement assumé ici. On peut donc attendre que Danny obtienne, à un moment, un peu de temps avec sa famille, qu’Erin fasse plus qu’évoquer l’ex-mari et le rencontre.

Concrètement, la partie policière qui est, disons-le, plus classique, s’estompe légèrement pour laisser les personnages s’exprimer à l’extérieur de la salle à manger du Chief.

En tout cas, cet épisode s’articule autour d’une affaire de vol qui a mal tourné et le fait avec bien plus de crédibilité et de retenue que précédemment dans le pilote. Danny a d’ailleurs été muté et se retrouve dans un environnement plus crédible. De même, le Sgt. Renzulli offre un point de vue qui montre que la façon dont Danny travaille n’est pas orthodoxe et que ce n’est pas un exemple à suivre, une bonne manière d’éviter de valider un comportement qui pourrait rapidement nuire à l’authenticité recherchée.

Du côté du Chief, il y a aussi quelques évolutions mineures qui permettent de solidifier l’environnement dans lequel il évolue.

Il reste Will qui mérite largement plus que ce qu’il a pour le moment et il serait bien que ça ne tarde pas trop à venir et, surtout, que son intrigue feuilletonante prenne forme et ne soit pas réduite à une scène à la fin de chaque épisode.

L’approche série familiale est intéressante dans le cadre d’une série policière, cela dit, doser la participation de chaque membre dans les épisodes doit être la plus grosse des difficultés qui est à surmonter pour éviter de banaliser les histoires. Ce second épisode montre qu’il y a encore beaucoup de travail à faire de ce côté, mais il fournit également du matériel bien plus solide que le pilote et confirme qu’il y a du potentiel chez les Reagan.