St. Patrick’s Day se prépare à Atlantic City, et l’alcool se doit d’être présente sur les tables pour la soirée. Margaret est gênée par le trafic qui a lieu près de chez elle et passe à l’action, entrant ainsi en contact avec Nucky et Van Alden.

Chicago. La culpabilité de Jimmy s’inscrit dans la thématique de l’épisode, mais ce n’est pas pour cela qu’il parvient à se montrer passionnant. En fait, il faut dire qu’avec ce qui se déroule à Atlantic City, Jimmy parait bien plus affaiblir l’ensemble de l’épisode que jouer en sa faveur. Il s’occupe donc de Pearl, pour nous mener vers une conclusion pour la jeune femme somme toute évidente, mais fortement logique au vu de sa situation, participant à envoyer Jimmy vers le fond.

Atlantic City. La prohibition n’est pas appliquée, et ce n’est sûrement pas avec l’approche de St. Patrick’s Day que cela va arriver ! Surtout, Margaret prend les devants, et donne à l’épisode son ton et son rythme. Elle va avoir un réel impact sur la dynamique des personnages et sur la progression de l’histoire qui lui permet par la même occasion d’une bonne fois pour toutes quitter la bulle naïve dans laquelle elle se trouvait au début pour finalement agir dans son propre intérêt.

Margaret cherche à attirer l’attention de Nucky Johnson, pensant bien évidemment (et légitimement) que ce dernier n’est pas complètement insensible à sa personne. Seulement, l’homme a d’autres choses en tête, et va faire l’erreur de la repousser. Pour toucher Nucky, il suffit de toucher à son business, et il apparaît que c’est un principe que Margaret a assimilé très vite. En tout cas, après s’être faite repoussée une fois, elle utilise sa place au sein de The Temperance League pour toucher Nucky. Non pas que les intentions de Margaret ne sont pas louables, mais il apparaît plus qu’évident que son but premier est Nucky. Quand ce dernier l’ignore, elle va alors se diriger vers l’agent Van Alden.

Finalement, tout le monde cherche à obtenir quelque chose dans ce « Nights in Ballygran », dans lequel Nucky place tous rapports comme une sorte de négociations, ce qui rend légèrement difficile à cerner ses intentions envers Margaret. Ambigu, voilà qui définit Nucky et les interactions qu’il a avec autrui, exception peut-être avec son frère, a qui on offre l’opportunité d’exprimer sa fierté pour ses racines irlandaises, au grand désespoir de Nucky, qui y voit plus la naissance de soucis, et surtout l’incapacité de son frère à s’exprimer comme il se doit. Eli n’est pas un politicien et ne possède pas la verve de Nucky.

Peinant légèrement à être connecté à l’ensemble, à l’image de Jimmy, c’est Angela Darmody et Gillian, avec cette dernière proposant à Angela d’élever son fils. L’absence de Jimmy à Atlantic City a connecté les deux femmes ensemble, mais si la personnalité de Gillian lui permet de s’imposer sans trop d’efforts – s’accordant assez bien avec la ville dans laquelle elle se trouve –, on ne peut pas en dire autant d’Angela, qui n’a possiblement aucune envie d’abandonner son fils, mais qui à ce stade, ne semble pas aller quelque part en particulier.

Quoi qu’il en soit, ce nouvel épisode de Boardwalk Empire fournit grâce à une nouvelle soirée arrosée la possibilité de plonger un peu plus dans la prohibition, thème dominant de la série qu’il fait plaisir de voir être exploité ainsi, avec Margaret au cœur des évènements, prouvant avec un grand talent qu’elle est une femme qu’il ne faut assurément pas sous-estimée. Une jolie couche de complexité vient de s’ajouter grâce à ses actions.