Sous la demande de sa mère, Jimmy rend visite à son père mourant. Nucky est mis au pied du mur par Margaret, le poussant ainsi à bousculer le statu quo. Van Alden émet des doutes sur la fiabilité de l’agent Sebso.

Boardwalk Empire nous offre un épisode à la thématique familiale très forte, venant se mélanger à celle du pêché.

L’historique de Jimmy nous est ainsi dévoilé, donnant par la même occasion plus de cohérence à ce que nous avons vu jusque-là. Ainsi, son père n’est autre que le Commodore en personne, qui a eu des rapports avec sa mère quand celle-ci avait 13 ans. Voilà une situation qui s’éclaire sous nos yeux, venant lui donner plus de consistances, qu’il s’agisse des rapports qu’il entretient avec sa mère ou le rôle qu’a joué Nucky dans toute cette affaire.

Jimmy au chevet de son père mourant va fournir un nouvel éclairage sur le rôle de sa mère dans la détérioration de la santé du Commodore, ce qui participe à sa façon à donner une autre saveur à son retour chez lui, et son comportement calme face à Angela, qui, sans surprise, s’est fait avoir sur toute la ligne. Jimmy Darmody affronte en tout cas différemment la trahison de sa femme, car s’il n’en a strictement rien à faire de son père, il ne peut fermer les yeux devant les actions de Gillian, sa mère, malgré sa volonté à se dissimuler derrière des apparences, même devant son fils.

Ce qui résume finalement l’ensemble de l’épisode, c’est que tout le monde paie son prix, et Nucky voit ses actions lui revenir à la figure, bien qu’il soit plus compliqué ici de déterminer vraiment les frontières d’un possible retour de justice, et où l’immoralité de l’un commence, et où celle de l’autre se termine. Dans toute sa splendeur, Nucky reste dans ces confrontations celui qui a toujours tenu ses positions, connaissant sa place, son rôle et ses motivations. Margaret fait ce qui nous pendait au nez depuis déjà plusieurs épisodes, soit finit par cracher le morceau, mais ni l’un, ni l’autre ne prend vraiment le dessus dans cette dispute, où chacun a ses torts, et Margaret devant entendre qu’elle n’est pas aussi irréprochable qu’elle aime le prétendre. On peut au moins lui reconnaître d’enfin agir, même si le retour à la réalité ne risque pas d’être glorieux pour elle. La confrontation entre Nucky et son frère – découlant de celle qu’il a eue avec Margaret – se dote d’un tout autre parfum, le second vivant continuellement dans l’ombre de Nucky, sans mesurer réellement le travail de son frère, tandis que celui-ci a pleinement conscience qu’Eli lui doit sa position, et il va par ailleurs lui retirer, au  nom du changement. Si Nucky ne peut pas frapper Margaret, il peut le faire sans les poings pour son cher frère.

Là où le pêché se trouve, il y a aussi la possibilité de rédemption et le jugement – et par extension Van Alden, dont la foi démesurée fait de lui un homme moralement tout aussi douteux que ceux qui habitent Atlantic City. En tout cas, la série continue de l’utiliser pour explorer un pan religieux, à travers le baptême et la purification qui va avec. Décidé à obtenir la vérité de Sesbo, en position périlleuse devant les soupçons répétés de son supérieur, le bain dans l’eau est de rigueur, pour une mise en scène métaphorique.

Finalement, cet épisode de Boarwalk Empire nous mène à des conclusions qui étaient quelque peu prévisibles, mais qu’il est fort agréable de voir arriver et qui prennent place au sein d’un épisode qui se montre extrêmement solide et parfaitement mis en scène.

Jimmy : I’m what time and circumstance have made me.

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CaroleC
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