Nucky demande à Margaret de faire un discours en faveur du futur maire républicain. Le bonheur familial de Jimmy est une nouvelle fois perturbé. Nucky a une réunion avec Chalky White dans le but de coincer ceux responsables de la fusillade.

Suite à la tentative de meurtre échoué sur Nucky Thompson, quelques changements et initiatives prennent place au cœur de ce nouvel épisode. Cet angle d’approche sur les affaires n’empêche aucunement l’histoire de continuer ses développements plus psychologiques, quitte à nous offrir quelques moments de répétitions.

Ainsi, les femmes obtiennent le droit de vote, et Margaret doit encore une fois faire face à l’homme avec lequel elle partage sa vie, et surtout à ce qu’elle est devenue – pour une scène finale et son reflet dans le miroir qui met les pieds dans le plat. C’est un peu dommage de ressasser cette thématique sous cet angle, surtout qu’elle a eu plus d’une fois l’occasion de faire demi-tour. Enfin, dans le cas présent, c’est avant tout un rappel du passé, Van Alden venant lui demander où est passée la jeune femme qu’elle était, la poussant à devoir affronter ce qu’elle est devenue. L’histoire joue sur deux aspects, dont celui de l’apparence, qui se montre bien plus pertinent avec Harrow, assurant la sécurité de la famille de Margaret après l’incident, et qui fait peur aux enfants. Des craintes naissent donc, dû à son apparence, pour en venir à la conclusion que ce jugement est injuste. Harrow est assurément moralement plus juste que beaucoup d’autres, qui ne souffrent pas d’avoir eu le visage ravagé par la guerre. En tout cas, les interactions entre Margaret et Harrow s’imposent, et si la série ne nous épargne par le parallèle avec Le Magicien d’Oz, la scène avec les enfants a le mérite de se montrer joviale et touchante.

On recommence encore avec Jimmy. Pas professionnellement parlant – il a maintenant la stature nécessaire pour cela – mais familialement, vu qu’à chaque fois qu’il atteint une sorte de plénitude, l’écroulement a lieu (et quasiment toujours de la même façon). La seule chose qu’on ne peut pas lui reprocher, c’est le fait de ne pas cerner que sa chère Angela préfère les femmes – ce qui, de toute façon, intéresse peu, cette dernière peinant tout simplement à prendre de l’intérêt, et j’aimerais presque la voir s’envoler pour Paris. C’est plus ou moins revu, si ce n’est les méthodes de plus en plus expéditives de Jimmy et de l’évolution psychologique qui l’accompagne. Difficile par contre de passer à côté du fait que le couple tourne singulièrement en rond.

Ce n’est pas véritablement le cas de l’agent Van Alden, luttant avec ses émotions, et quittant le droit chemin, l’occasion de revoir Lucy, incarnation parfaite de tout ce que peut à la base répugner le personnage. C’est la rencontre parfaite !

Dans cet ensemble, tout ce qui touche au business va par ailleurs de l’avant, Nucky ne restant pas passif suite à ce qui est arrivé. C’est le retour de l’alcool et de Chalky White – pour mon plus grand plaisir – sur la scène des manipulations et Cie. Il n’y a pas de secret bien gardé sur qui a voulu tuer Nucky, et la mise en action se fait assez rapidement. Tout ne se passe pas exactement comme prévu, et la montée de la violence s’accorde parfaitement à l’ensemble, entre le fait que tout n’est pas parfaitement maitrisé, mais qu’un contrôle est quand même conservé. Un moyen de ne pas anéantir l’opposition avec les D’ Alessio – comme le signale Nucky, il y en a encore 4 autres.

Cela, c’est pour Atlantic City/Philadelphia. Depuis le départ de Jimmy, il faut admettre qu’il est plus difficile de connecter avec le monde de Chicago, où Al Capone doit prendre une décision pour avoir la possibilité de monter les échelons – soit passer dans le monde adulte. Il faut avouer que ce n’est pas ce qu’il y a de plus concluant, peu aidé par le fait qu’il est parfois difficile de se rappeler le jeune âge de Capone à ce stade de l’histoire. Il faut surtout retenir que l’épisode installe les prémisses de la relation entre Torrio et Al, le premier étant le mentor du second, qui lui succèdera.

Boardwalk Empire nous offre donc un épisode qui ressasse un peu, tout en développant de nouvelles situations paraissant essentielles pour la fin de saison approchante. Assurément pas l’épisode le plus habile de la saison, qui conserve quand même des qualités indéniables et des scènes parfaitement maitrisées.

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CaroleC
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