Bones – Saison 3

Booth, Bones et les ‘fouines’ du Jeffersonian partent sur les traces d’un tueur en série moyenageux nommé Gormagon qui cherche à remplacer un squelette d’argent par de véritables os. Brennan renoue avec son père et son frère qui attendent leur procès alors qu’Angela et Hodgins cherchent à localiser le mari de cette dernière.

Comme on le dit vulgairement, Bones est de ces séries qui ne cassent pas trois pattes à un canard (pauvre bête). Elle est sympathique, amusante, très souvent peu ragoûtante (toute sorte de cadavres passent par le Jeffersonian), joliment romantique à sa façon et le mérite en revient davantage aux comédiens qu’aux scénaristes.

Et ce fut plus que jamais le cas en cette saison 3 laquelle, rappelons-le, fut aussi celle de la grève des scénaristes. A n’en pas douter, Bones a souffert de cette rupture de plusieurs mois jusque dans son final, plutôt raté.

Les choses commençaient plutôt pas mal pourtant avec, dès le premier épisode, la promesse d’un tueur en série bien atteint (à tendance cannibale et issu d’une société secrète) dont la présence allait courir toute la saison (et l’expérience a prouvé que c’est en général une réussite, cf. le tueur aux maquettes dans CSI). Gormagon, de son petit nom s’éclate en laissant conditionnant de jeunes disciples et traîner indice sur indice à des Bones et Booth un peu largués.

C’est qu’il s’en passe des choses nettement plus dignes d’intérêt dans la vie de nos héros.

Du côté de Brennan qui, de façon assez ironique, se découvre une famille alors même que son frère et son père (excellent Ryan O’Neal) sont en prison. Le frangin a une copine et deux petites filles qui s’attachent drôlement à Tata Temperance. S’humanisant de plus en plus au contact de son cher et tendre partenaire, Bones va jusqu’à s’accuser pour sauver son paternel et organise un Noël spécial Zonzon pour ses nièces.

Parmi les réussites de la saison, il y a la thérapie que suivent les deux héros avec le Dr Sweets, un jeune psy qui ne demande qu’à s’intégrer à l’équipe et qui fait tout doucement son trou. Booth ayant mis en prison le frère de sa collègue, le FBI s’inquiète des répercussions que cela peut avoir sur le terrain. Des répercussions, quelles répercussions ? Ces séances délicieuses sont surtout prétextes à de nouvelles joutes verbales endiablées en dehors des habituelles scènes de voiture.

Il faut également dire que certains épisodes sont particulièrement réussis comme celui de Noël qui voit la procureur Caroline organiser, à sa façon, un baiser sous le gui entre les deux tourtereaux (si, si) et l’épisode d’Halloween avec une Camille en Catwoman, un Booth imitation fouine et une Bones en… Wonderwoman. Mais le plus savoureux de tous est une rencontre au sommet entre les deux héros et un bébé. Adorable poupon rigolard dont la maman est la victime de l’épisode et que Booth et Bones vont trimballer tout au long de l’enquête, Brennan étant sa tutrice.

Et c’est là que l’on reconnaît de bons acteurs qui maîtrisent à la perfection les émotions de leur personnage car Emily Deschanel et David Boreanaz font littéralement le show, étalant leur complicité au grand jour.

Après ça, comment s’intéresser réellement à la recherche du mari d’Angela et à l’identité de Gormagon ? Ce dernier sera démasqué dans le final mais la (mauvaise) surprise ne vient pas de cette révélation (anonyme d’ailleurs).

—— SPOILER  –

Non, les scénaristes ont préféré imaginer que le sens logique du Dr Zack Addy l’a conduit à devenir le disciple du serial-killer. Zack, un tueur conditionné ? On en rigole encore de ce retournement de situation mal négocié qui donne l’impression d’avoir été bâclé.

——  FIN SPOILER –

Assurément pas la saison la plus réussie mais comment se lasser de Bones et Booth ?

Tout simplement impossible !

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