Washington essuie une énorme tempête de neige qui coupe l’électricité dans la ville. Coincés dans un ascenseur, Temperance et Seeley ne peuvent que suivre par portable les avancées de leur enquête, soit le meurtre d’une jeune femme qui souffrait de fièvre Congo-Crimée. Elle a contaminé son meurtrier d’où l’importance de le trouver rapidement. Jack et Angela apprennent une mauvaise nouvelle en rapport avec leur bébé.

Cette année, David Boreanaz sait fort bien choisir les épisodes qu’il réalise. Après The Bullet in the Brain (6.11) qui réglait son compte à Heather Taffett, le voici aux commandes d’un opus très ambitieux qui rompt avec l’habituelle structure de la série.

C’est donc parti pour un huis clos général qui scinde l’équipe en deux. D’un côté, au Jeffersonian, Camille, Jack, Angela et Wendall mènent l’enquête en jouant les pseudos MacGyver, alors que Sweets tient compagnie de la cage d’escalier à un Booth et une Brennan coincés dans l’ascenseur.

Très intelligemment, le scénario offre de nombreuses pistes à explorer en dehors de la fameuse épidémie qui pourrait se répandre si le meurtrier n’est pas vite retrouvé. Et quoi de mieux qu’une tempête de neige qui confine les héros à l’intérieur, pour faire face aux discussions que l’on ne souhaite pas avoir. Après avoir laissé Booth se remettre de ses récents désagréments sentimentaux, Sweets pense que le moment est opportun pour que le duo reparle de sa relation. De ce côté-là, l’épisode remplit parfaitement bien son cahier des charges. Certes, Booth renvoie Sweets d’où il vient (le mieux, c’est encore qu’Hannah ne repointe plus jamais le bout de son nez !), mais accepte de discuter avec une Brennan fort patiente et attentive. Et pour la première fois cette année, la série répond à une question essentielle : le couple a-t-il un avenir ?

Et là, c’est moins la réponse positive qui nous réjouit que la personne qui la donne. Dans une dernière scène très bien écrite et digne des premières années de la série, Brennan opère un changement impressionnant de sa personnalité en avouant qu’un jour ou l’autre (le dernier épisode, forcément) sa carapace, déjà bien mise à mal par l’arrivée dans sa vie de Booth, disparaîtra et qu’ils pourront s’aimer, enfin. Et chacun de noter la date sur un papier qu’ils finissent par brûler. Superbe ! En attendant, ils n’ont aucun doute sur le fait d’être compatibles sexuellement, c’est déjà ça !

Dans un registre plus sombre – et c’est étonnant de leur part –, Angela et Jack doivent faire face à un possible problème. Ils sont tous deux porteurs d’une maladie génétique qui peut, avec 25% de malchance, rendre leur enfant aveugle. Si cette maladie sort un peu de nulle part, l’émotion générée par l’attente puis l’arrivée des résultats est parfaitement maîtrisée et offre à TJ Thyne l’occasion de montrer une autre facette d’Hodgins. Dans ces conditions, l’interne du moment ne pouvait être que Wendall, le nouvel ami de Jack et pourtant ex d’Angela.

Bien que The Blackout in the Blizzard n’exploite pas son scénario à 100% de ses capacités, Bones clôt le mois de mars (retour le 7 avril) d’une façon très honorable, voire très réussie.

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