En route pour le palais de justice pour son appel, Heather Taffet alias Le Fossoyeur est tuée d’une balle qui lui explose la tête devant Booth, Sweets et Caroline, médusés. Tout semble indiquer que le tireur est un sniper et que Seeley pourrait bien le connaître.

Cette semaine, c’est festival dans Bones. David Boreanaz réalise (bien d’ailleurs), il y a de la guest à revendre dont Ryan O’Neal qui est de passage (comme à chaque fois que Le Fossoyeur se montre d’ailleurs !) et une intrigue mythologique avec le retour et surtout la fin plutôt brutale de ce monstre de Taffet. Pour une fois, c’est le bourreau qui est aussi la victime.

L’épisode commence donc sur les chapeaux de roue avec cette exécution publique que l’on sent bien venir à deux kilomètres, mais dont la violence est tout de même hallucinante. De quoi ébranler tout le monde et en particulier un Sweets qui s’est laissé quelque peu emberlificoter par la meurtrière dont il était le soutien psychologique.

Dès le départ, l’enquête s’annonce donc étrange, mais possiblement passionnante. Malheureusement, et une fois de plus, je dirais, le scénario ne tient pas assez bien la route. S’il apparaît clairement dès le départ que le tueur est un sniper très expérimenté, Booth et Brennan mettent quand même un temps infini à trouver l’origine du tir (il y a même deux scènes plutôt redondantes).

En fait, le scénario semble vouloir gagner du temps, histoire de pouvoir s’occuper du retour de Max, à jamais suspect de tout, mais tellement sympathique, qui s’intéresse à la vie sentimentale de sa fille, de la culpabilité amusante de Jack quant à la mort de Taffet (qui l’a quand même enterré vivant, moi aussi, je ferais la danse de la joie !), et surtout de Sweets, carrément hanté par les derniers instants passés avec sa patiente. Et cette fois, le salut viendra de Caroline qui s’ouvre à lui (et à nous) comme jamais dans une scène des plus touchantes. On se doutait bien que cette vieille emmerdeuse était en fait un cœur tendre, mais c’est aussi bien d’avoir confirmation !

Gagner du temps donc, parce qu’il me semble que Booth comprend assez rapidement que le tueur est l’un de ses anciens compagnons d’armes (il a une réaction étrange dans l’appartement de la fille quand il s’allonge sur la table pour reconstituer le tir) incarné par Arnold Vosloo (La Momie). Le pire étant qu’on ne sait finalement rien du fin mot de l’histoire. On ne peut que présumer que Broadsky a voulu rendre service à Seeley, mais ça reste très bancal comme explication.

The Bullet in the Brain est un épisode mythologique qui met fin au règne d’une certaine terreur (mais tout n’est pas fini !), très efficacement mis en scène par Boreanaz, mais dont le scénario manque de profondeur et de clarté.

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