Alors qu’ils enquêtent sur la mort de deux amoureux dans une grotte, Seeley voit débarquer sa petite amie, Hannah alors que Brennan tente de se convaincre que ne pas changer a du bon.

Semaine très AA dans Bones. Non pas AA comme Alcooliques Anonymes dont font partie les deux victimes, le fameux « couple dans la grotte », mais AA comme Amour et Amertume. À première vue assez léger, avec l’arrivée de la chérie journaliste tout terrain de Booth et la découverte de l’identité des victimes et de leur histoire d’amour, l’épisode se révèle bien moins romantique que prévu.

D’abord parce qu’on ne croit pas trop au couple Hannah/Booth. Certes, elle est belle et ces deux-là ne déparent pas dans un lit, mais il faut bien avouer que la blonde a raison d’être jalouse de ce qu’il partage avec Temperance. Le fait est qu’Hannah et Booth n’ont pas d’alchimie. Et il a beau nous clamer à longueur de répliques qu’il est « in love », ça se ressent assez peu. Comme le souligne Sweets, il est clairement mal à l’aise lorsqu’elle rencontre les autres membres du gang. Mais encore tente-t-il de faire illusion.

Ce qu’il y a de plus triste ici, c’est le déni dans lequel est coincée Brennan. De sa discussion avec Angela où elle comprend que tout le monde autour d’elle a changé (sauf elle) et s’en trouve plus heureux, à la dernière scène où elle se retrouve seule au bar après le départ en amoureux du couple, Emily Deschanel, fidèle à elle-même, joue à la perfection ce mélange de tristesse et de joie compassée. Mais cela est déchirant pour nous qui aimons autant ce personnage, parce qu’à ce train-là, elle va finir seule et étouffée par son auto-suffisance pleine de logique.

Cette semaine, au Jeffersonian, les autres personnages n’ont pas grand-chose à faire en dehors de leur boulot gore habituel, aussi leur refile-t-on le boulot de conseiller de la vie sentimentale de Bones, en groupe ou en duo (notez le travail remarquable de Camille, patronne mais attentive à ses subordonnés). Sweets et Daisy étant en mode pause, c’est Clark Edison qui revient en tant qu’assistant d’une Brennan plutôt dure avec lui. Et le garçon se montre drôle. Lui qui refusait de parler affaires personnelles autour des squelettes, il pète les plombs d’une façon jubilatoire.

Sous le prétexte de nous parler d’amouuur, The Couple in the Cave évoque avec assez de justesse et une infinie tristesse ses indéniables corollaires : la solitude, l’abnégation, le changement. Une nouvelle leçon de vie pour Temperance Brennan.

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