Un prêtre et son enfant de choeur retrouvent un corps en feu sur l’autel de leur église. À leur arrivée Brennan et Booth découvrent des cornes et une queue sur le squelette. Il ne tarde pas à découvrir que la victime était internée en hôpital psychiatrique.

Depuis l’épisode précédent, la série et son showrunner semblent vouloir davantage travailler sur l’aspect enquête des épisodes, et cette fois-ci encore plus que la semaine passée et pour la dernière fois avant la pause (la série reprend en avril, snif !) c’est une véritable réussite.

D’abord le contexte est complètement fascinant et placer Brennan, la scientifique qui prend la foi pour de la superstition dans une histoire de ce genre fait des étincelles. D’ailleurs, la victime en elle-même est fascinante et son cas est complètement crédible. Un schizophrène né avec une queue qui se fait poser des cornes, ça peut paraître ridicule sur le papier, mais à l’écran, ce destin funeste est « insupportable » comme le dit Sweets à la mère de Neal.

En plus de la religion, en laquelle elle ne croit pas, Temperance doit faire face à un hôpital de fou et à cette autre « science » humaine qui l’amuse plus qu’autre chose, la psychologie. Comme d’habitude, elle en va de ses petites phrases assassines, mais se fait remettre royalement à sa place par le chef de l’institut (Joshua Malina, The West Wing). Et étonnement elle va faire preuve d’une belle humilité et même s’excuser. Elle grandit notre Bones !

Évidemment, qui dit épisode sur la religion, dit retour de l’assistant-musulman Arastoo. J’ai déjà dit combien la façon d’aborder le personnage me déplaisait (notamment l’an dernier) et j’avoue que lorsque Camille se demande s’il n’est pas terroriste, je commençais à pester. Mais là encore, l’écriture est parfaite et Michael Peterson, le scénariste de l’épisode, nous offre une très belle scène d’explication entre les deux.

Enfin, la série reste fidèle à elle-même et à ses fans avec quelques savoureuses références geek à Hellboy, à L’Exorciste et à Stephen King. Et puis une petite révolution est en marche les amis, car pour une fois, c’est Brennan qui conduit ! (ce sont vraiment les dignes héritiers de Mulder et Scully, ces deux-là !)

En somme, un excellent épisode au scénario soigné et grave qui n’en oublie pas pour autant une certaine légèreté. Parfait équilibre.

On se retrouve donc en avril.

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