Booth est informé par une jeune agente du FBI que Broadsky est de retour dans le coin. Il tue une de ses connaissances pour s’approprier son fusil qu’il va utiliser pour tenter de descendre Booth. Mais c’est Nigel-Murray qui prend la balle…

Jamais un épisode de Bones n’aura aussi bien porté son nom – titre à la fois terriblement poétique et triste. Cette fois encore, il n’y a pas de corps à proprement parler, et il n’y a pas vraiment d’enquête à mener. Booth et l’équipe du labo reprennent la chasse, eux-mêmes redevenus les proies privilégiées de Jacob Broadsky.

La conjoncture permet donc à l’épisode de s’inscrire dès le départ dans un climat intimiste qui ne fait que se renforcer dès lors qu’a lieu l’irréparable. Car c’est bien la dernière fois que nous entendons les amusantes anecdotes de ce personnage haut en couleur que fut Nigel-Murray, l’interne préféré de Brennan. D’ailleurs, le début de l’épisode lui est consacré avec cette hilarante scène dans laquelle il revêt un squelette de T-Rex et se livre à un bras de fer avec Hodgins, tout excité à l’idée de faire s’affronter l’humain et le dinosaure au cours d’un exposé avec Temperance.

Sa mort pourtant très utile à l’intrigue est donc un crève-cœur pour nous et pour chacun des membres de cette famille particulière formée par les membres du Jeffersonian. Si Jack avait une relation de camaraderie, partageant des délires scientifiques avec lui, Angela, Camille et Booth appréciaient à leur manière sa joie de vivre spontanée. Pour Brennan qui a toujours tendance à ressentir les émotions de façon décuplée malgré ses tentatives pour s’en protéger, le choc va être encore plus fort.

Cette épreuve qui est combinée au danger que représente Jacob est l’occasion pour la scénariste en charge de mettre Bones et Booth dans le même appartement le temps d’une nuit, avec tout ce que cela peut induire d’ambiguïté. Il se passe bien quelque chose pendant cette nuit, sans doute rien de plus que ce que l’on peut y voir, mais le suspense est gentiment entretenu grâce à un montage très efficace et une scène fantastique entre une Temperance toute sourire et une Angela qui veut en savoir plus et qui envoie bouler son cher et tendre qui a la mauvaise idée de se pointer à cet instant précis dans la pièce. Formidable.

Mais à un moment donné, après 2 premiers passages dans la saison, il était temps de clore l’arc autour de Broadsky. C’est chose faite avec une belle course poursuite entre les deux snipers au milieu des containers portuaires qui assure la partie action de l’épisode. De manière générale, The Hole in the Heart n’est pas avare en bonne scène et s’offre même un très bon montage musical (ce qui est rare dans la série) sur la superbe « Keep the streets empty for me » de Fever Ray. On n’oubliera pas non plus de sitôt l’accompagnement du cercueil de Nigel-Murray sur sa chanson préférée interprétée par tous les membres de l’équipe.

Avec ce bien bel épisode, sobre et choquant à la fois, la série dit au revoir à un de ses personnages secondaires les plus aimés et s’achemine joliment vers son final la semaine prochaine. And now the conclusion…

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