Broadsky, le tireur d’élite qui a abattu le Fossoyeur est de retour dans la vie de Booth, bien décidé à l’arrêter par tous les moyens. Le père d’Angela refait surface pour choisir le prénom du bébé qu’elle attend.

Après une petite pause, Bones revient en bonne forme avec un épisode qui rompt avec les codes habituels de la série. Cette fois, il y a bien une victime, mais le coupable est déjà connu de nos héros en la personne de ce tireur d’élite qui tente de corriger les injustices à sa façon et qui a, cette saison, fait exploser de façon très spectaculaire la tête de la méchante Heather Taffet (The Bullet in the Brain – 6.11).

La réapparition de Jacob Broadsky, très sobrement interprété par Arnold Vosloo (La Momie), est surtout l’occasion de faire remonter en Booth des sentiments contradictoires quant à ses actions passées en tant que sniper et à la place laissée au Bien et au Mal. Nul besoin des conseils de Sweets pour comprendre que cette colère qu’il se trimballe tout l’épisode à l’encontre d’une Temperance, qui ne fait que relever l’évidence, est le reflet de ses propres peurs et questions. Oui, Booth est un tireur d’élite, mais non, il n’est pas comme Broadsky, il n’a jamais pris plaisir à tirer. C’était la guerre, il était soldat, il s’est exécuté. Pour Jacob, la guerre est toujours en marche, mais il livre la sienne pour ses propres intérêts, ce qui en fait un véritable danger.

L’atmosphère de l’épisode aurait pu être bien sombre s’il n’y avait pas eu comme soupape le « Caroline Show ». Patricia Belcher est omniprésente et hérite de pépites de dialogues aussi efficaces que les balles de Jacob ! Elle est juste parfaite.

Dans un autre registre, toujours un peu lourdaud au final, le père rockeur d’Angela est de retour, sur fond de riffs de guitare, pour mettre son grain de sel dans la vie du jeune couple et donner un nom à leur bébé. En l’occurrence Staccato Mamba ! « Oui, mais non » lui assène un Jack qui n’a même pas peur d’abord ! La revanche n’en sera que plus « marquante », mais Hodgins a bien eu raison de tenir tête à l’un des membres de ZZ Top.

D’ailleurs, Billy Gibbons et Arnold Vosloo ne sont pas les seules guests de l’épisode puisque Marisa Ramirez (Melita dans Spartacus : Gods of Arena) apparaît furtivement. Clignez des yeux et vous manquerez également la seule apparition de Camille qui vient juste nous présenter sa nouvelle coupe de cheveux qui lui va fort bien. L’épisode a manifestement été amputé de quelques scènes.

Enfin, soulignons que le labo du Jeffersonian a la particularité de corriger les « imperfections » de ses membres afin qu’ils entrent dans le moule. Après Clark, c’est au tour de M. Nigel-Murray de retenir ses incessantes anecdotes. Étant donné qu’il ne sert à rien, il aurait été plus judicieux de ramener Camille à temps plein pour seconder Bones.

En résumé, The Killer in the Crosshairs offre un retour nouveau et plein de bons sens à la série, alternant phases sérieuses et petites pauses humoristiques. Un bon cru.

avatarUn article de .
1 commentaire