Afin de sauver la mise à Camille, Caroline sonne le rappel des troupes que celles-ci se trouvent en Amérique du Sud, à Paris, ou en Afghanistan. Il s’agit de l’aider à faire la lumière sur l’identité d’un squelette d’enfant.

La saison dernière, dans le hall d’un aéroport, Booth et Brennan se donnaient rendez-vous dans un an près du bassin du centre commercial. Sauf que mes cocos, il ne faut pas rêver, vous avez une sixième saison à commencer, pas question de s’éterniser en costume de Lara Croft et de GI Joe pendant encore 5 mois. Mais comment les faire revenir ? En jouant tout simplement la carte de l’amitié et en mettant Caroline sur le coup, apparemment très préoccupée par la carrière de Cam. « Rappliquez les chéris, votre légiste se fait bouffer toute crue par la presse et on a un meurtre à résoudre ! ». Dont acte.

Pour ce season premiere, le showrunner et créateur en personne a pris sa plus belle plume. Sauf que son prétexte fallacieux pour réunir la fine équipe est aussi énorme que le fameux mastodonte du titre. Sans parler de la mise en place affreusement bancale. On ne niera pas être content de tous les retrouver à Washington, après tout, c’est Bones, ce qu’il y a de mieux, ce sont les personnages, mais qu’est-ce donc que ces nouveaux destins de pacotille qu’Hart Hanson leur a fabriqué.

De Brennan (jolie coupe de cheveux) qui se prend pour Miss Karaté Kid sans se douter une minute que son départ a précipité « la chute » des autres (nous non plus d’ailleurs) à Jack et Angela, plus bohèmes que jamais en passant par le désormais peu soigné Sweets, reconverti en pianiste chapoté, Cam, gentiment dégagée du Jeffersonian, Wendell, les mains dans le cambouis pour finir par Seeley qui montre à qui le veut la photo de sa petite amie, c’est la complète débandade.

En fait, l’épisode était censé nous démontrer qu’ils ne pouvaient pas vivre les uns sans les autres, mais n’arrive qu’à prouver que leur séparation les a libérés. Et finalement, s’ils reviennent, c’est davantage par souci du devoir. Bref, ça passe complètement à côté.

Du coup, par effet de miroir, les deux enquêtes qui s’emboîtent sont plutôt réussies ce qui est assez rare dans la série.

Bien sûr, tout n’est pas si noir. Il y a de beaux moments : Angela qui apprend à Brennan qu’elle est enceinte, les retrouvailles « discussion en voiture » des deux héros, le retour au Jeffersonian, la bienveillance de Caroline.

Malgré tout, The Mastodon in the Room est terriblement décevant en raison de choix artistiques loupés et d’une structure en dépit du bon sens. Reste à savoir comment la saison va s’organiser, car aucune piste n’est ici offerte.

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