Booth et l’équipe du Jeffersonian enquêtent sur le meurtre d’un publicitaire qui avait décidé d’adhérer à un groupe prônant la vérité à tout prix. Inspiré par l’affaire, Wendell Bray tente d’obtenir des heures supplémentaires de Camille alors que Jack et Angela en profitent pour partager leurs angoisses face à la naissance à venir.

Après la petite évasion de la semaine dernière, retour aux valeurs sûres de la série avec un épisode basique qui a toutefois une spécificité amusante puisqu’il est réalisé par un français et pas n’importe lequel. Qui aurait cru que l’homme derrière les productions françaises Le Mari de l’Ambassadeur, Alice Nevers ou encore Le Château des Oliviers se retrouverait aux commandes d’un épisode de Bones… pour la seconde fois, la première, l’an dernier m’ayant complètement échappée ? Bref, le réalisateur en question se nomme François Velle et n’est autre que le fils de l’acteur Louis Velle et de l’écrivaine Frédérique Hébrard.

Cette parenthèse refermée, soulignons que ce Pinocchio in the Planter s’annonçait très prometteur et nous aguiche dès lors que l’on découvre l’appartenance de la victime à ce groupe qui voue un culte à la vérité, et que Brennan fait promettre à Bones de lui révéler la vérité sur l’une des nombreuses fois où il lui a menti. On est donc en droit de s’attendre à une révélation importante qui ferait avancer le schmilblick entre nos héros. Et bien, non ! Rien de tout cela, Seeley balance un minable mensonge par omission qui n’a rien de grave ou même de vraiment significatif. Décidément, Hart Hanson rate toutes les occasions intéressantes qui se présentent à lui !

Heureusement, le scénario en profite pour multiplier les intrigues secondaires personnelles, à commencer par le joli aplomb de l’interne Bray, toujours en galère d’argent qui souhaite se voir attribuer des heures supplémentaires. Il va déployer toute son énergie à convaincre une Camille qui, chemin faisant, à cause de cette foutue vérité, s’en prend quand même plein la figure à propos de sa lotion à l’odeur âcre. Il ne faut pas rater le moment où, n’y tenant plus, elle décrète que plus personne dans ce labo, en dehors de Brennan, n’aurait le droit d’asséner la vérité, rien que la vérité ! Priceless !

Sur le front des Hodgins, Angela, sur le point d’exploser, est aussi à deux doigts de s’asseoir sur la tête de son mari s’il continue à la traiter comme une malade. Elle est énervée, il ne comprend rien, bref, ils ne sont pas sur la même longueur d’onde. La trame, assez mal goupillée, se clôt sur leur peur commune d’avoir un enfant malade, un thème déjà bien exploité il y a quelques épisodes de cela !

L’enquête policière n’est guère plus inspirée, malgré la présence au casting du très joli minois d’Eyal Podel et l’interprétation d’un clown désagréable par Andy Milder, le Dean dans la série Weeds. Je dois bien avouer que devant le manque de clarté de la résolution de l’affaire, j’ai dû me repasser la scène une seconde fois !

Avant ses trois derniers épisodes, Bones revient aux fondamentaux en petite forme, toute réactivité à ses propres histoires et personnages ayant quitté l’équipe créative. Inquiétant quand on sait que ce petit monde rempile pour une saison 7 !

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