Bones - The Plain in the prodigy (5.03)

Un squelette en miette est retrouvé aux alentours de rails de train. Après quelques analyses, Bones découvre qu’il s’agissait d’un jeune homme Amish qui avait quitté sa communauté par passion pour le piano. Cam a du mal à gérer l’adolescence de sa fille adoptive.

Avoir un épisode se déroulant chez les Amish est désormais un passage presque obligé pour toute série TV policière, ceci ayant sans doute été initié par le film Witness de Peter Weir avec Harrison Ford.

C’est donc au tour de Bones et Booth de faire un tour dans cette communauté particulière qui cultive l’ascétisme comme philosophie de vie. Et c’est plus que jamais diablement intéressant, car, grâce à la culture semble-t-il illimitée de Temperance, nous en apprenons plus en un épisode qu’en 5 autres enquêtes du genre. Connaissiez-vous le principe du rumspringa, ce rite de passage pour tout jeune amish qui lui permet de décider s’il souhaite continuer à vivre dans sa communauté ou intégrer le monde moderne ? Personnellement, non. Et j’ai tout particulièrement aimé la vive réaction de Bones lorsqu’elle découvre tous ces jeunes en pleine soirée pétard/alcool.

En dehors de cet apport culturel et anthropologique, l’épisode est étrangement attachant. Étrangement parce qu’on se prend réellement d’affection pour le mort (ce qui est le but affiché en témoigne le plan final) ce qui est rare dans la série. Mais l’histoire du jeune Levi, passionné par le piano et dans l’impossibilité de donner corps à ses rêves à cause d’une religion qui interdit les instruments de musique, qui décide pourtant de braver le monde extérieur pour finalement perdre si bêtement la vie (d’ailleurs, la résolution est surprenante et un peu rapide), ne saurait laisser de marbre. C’est terriblement émouvant. Et puis, je ne résiste pas à un concerto de Chopin !

Sur le terrain personnel, Cam est dans la place (chouette, chouette, chouette !). Pas facile d’élever une adolescente, surtout quand on soupçonne celle-ci de coucher avec son petit ami. Maman à plein temps depuis l’année dernière (4×18, The Doctor in the Den), Camille est irrésistible, s’agitant de tout côté en écoutant les conseils pas toujours avisés de ses collègues, se planquant derrière une plante pour espionner Michelle (qui a changé de traits, sa première interprète Dana Davis étant engagée sur 10 things I hate about you), écoutant la jeune fille en lieu et place d’un affreux sermon. Celui-ci incombe au catho de service à savoir Booth qui rattrape heureusement son très politiquement correct « faites-le par amour et le plus tard possible » par une séance de menace à peine voilée audit petit ami. Fun !

Un bien bel épisode, très poétique qui accueille cette fois-ci l’interne coincé et d’une normalité effrayante Clark (vive Angela qui le pousse dans ses retranchements !). Comme l’an dernier, Bones semble vouloir continuer sa ronde des assistants.

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