L’équipe enquête sur la mort d’un polygame de Virginie qui avait épousé 3 sœurs et dont le corps est retrouvé dans un champ de maïs. Camille a quelques difficultés à trouver sa place dans le planning très chargé de son petit ami médecin.

Une fois n’est pas coutume, commençons par parler de la fin de cet épisode qui ne s’annonçait pas à destination des shippers. Et pourtant, la série renoue avec ce qu’elle réussit le mieux : les tête-à-tête lourds de sens entre Booth et Brennan, les regards de braise insistants qui viennent confirmer les paroles.

Ici, comme venu de nulle part, alors que l’épisode parle justement d’amour à plusieurs, la thématique de l’âme sœur refait surface. Comme le dit Booth, dont la Hannah, travaille très commodément tard ce soir-là (merci le Capitole !), on peut avoir plusieurs amours, mais la bonne personne, la première, la seule et l’unique ne peut être oubliée. « Et si on la laisse passer ? » lui demande une Brennan faisant évidemment référence à son erreur de l’an passé. Et bien, l’âme sœur est toujours dans les parages, lui répond Booth. Regards, sourires en coin, fondu au noir. Ouah ! Cette fin en jette.

Et si j’ai voulu commencer par elle, c’est parce qu’elle rattrape à elle seule un épisode bien mollasson qui ennuie la plupart du temps. Il faut dire que l’affaire n’est pas d’une originalité folle pour qui a déjà entendu parler de Big Love. En plus de cela, la série s’empresse de donner la parole à Temperance et Sweets qui voient évidemment le côté anthropologique et psychologique de ce triolisme. Et ça devient lourd au bout de 6 ans.

On accueillera ainsi d’autant plus agréablement la scène de fou rire des deux héros dans la voiture, Bones partant dans un de ses fameux rires de gorge en envoyant bouler toutes ses belles théories sur « c’est plus pratique d’avoir plusieurs femmes » et se ralliant à l’opinion de son partenaire : ce pauvre type était un idiot et il en est mort ! Grâce à cette seule scène, l’épisode devient plus humain et plus sympathique.

De la même façon, si l’on est content que Camille trouve enfin une occupation autre que les habituels commentaires sarcastiques devant la folie des fouines du labo, ses trois pas en avant, deux pas en arrière avec son obstétricien n’ont guère de sens. Ce n’est tout simplement pas dans la nature du personnage d’hésiter à ce point. Camille Saroyan fonce, tranche dans le vif, décide dans la minute et s’y tient. Camille donne l’impression d’être quelqu’un de posé, mais elle est en fait très spontanée et c’est précisément lorsqu’elle va se décider à le devenir dans sa relation amoureuse (sans aucune alchimie là aussi, faudrait travailler sur le casting !) que l’épisode trouve son rythme et sa saveur.

Et puis franchement, Monsieur Hanson, votre intrigue est cousue de fil blanc. Vous êtes diffusés sur Fox avec un show qui doit beaucoup à The X-Files et vous espérez que nous, les fans de la première heure, nous ne comprenions pas dès le départ que le tueur n’est autre que l’infâme prédicateur de Miracle Man (1×17). Vraiment ?

The Sin in the Sisterhood se révèle bien plus intéressant au fur et à mesure que les minutes avancent et doit son salut à sa fin délicieusement romantique. Le reste est très oubliable.

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