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Boss Saison 1 Boss : la maladie du pouvoir (Saison 1)

Jeudi 15 décembre 2011 à 9:03 | 14 commentaires | | | |

Boss : la maladie du pouvoir (Saison 1)

 Boss : la maladie du pouvoir (Saison 1) Boss : la maladie du pouvoir (Saison 1)par .

Tom Kane, le maire de Chicago, apprend qu’il est atteint d’une maladie incurable. Il ne compte pas pour autant changer quoi que ce soit dans sa vie, mais ses ennemis guettent le moindre signe de faiblesse et s’apprêtent à le frapper violemment. Les élections qui arrivent pourraient bien être le début de la fin de la carrière politique de Kane.

Créée par Farhad Safinia pour la chaine Starz, Boss est un drame politique dont la première saison se compose de 8 épisodes. Ça peut paraitre peu, mais sa construction en tire le maximum pour délivrer une histoire complète, et ouverte.

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Tout commence avec Tom Kane, le maire de Chicago qui est magistralement interprété par Kelsey Grammer. Il apprend qu’il est atteint d’une maladie neurologique dégénérative. À ce moment-là, on ne le connait pas, mais il apparait rapidement que cela ne l’empêchera pas de faire son travail. Il ne va pas changer de vie, bien au contraire, car l’enjeu de la saison est le maintien de la continuité dans le monde politique de l’état de l’Illinois dont Kane tire les ficelles.

Après deux épisodes servant à poser les bases sombres et tortueuses de son univers, Boss va nous offrir une longue montée en puissance avec, en son cœur, Tom Kane qui s’est transformé en cible pour tous ceux qui dépendent de lui. L’homme a juste le contrôle sur tout et plus d’un veut s’en saisir. Les ramifications de cette conspiration nous montre comment les politiciens manipulent et négocient, jouant un jeu d’échecs complexe où les pions peuvent parfois se prendre pour les joueurs et où se salir les mains est plus qu’une obligation, c’est un pré-requis.

L’univers de Tom Kane est vicié de l’intérieur, mais l’homme, aussi effrayant peut-il être, n’en devient pas détestable, au contraire. Peut-être est-ce sa maladie, mais au cours de la saison on apprend à le connaitre et à le soutenir. Il faut dire que même s’il n’est pas un ange, ceux qui l’entourent ne valent pas forcément mieux que lui. La série n’en est pas pour autant noyée dans son cynisme, car derrière la constante guerre pour le pouvoir et l’influence, il n’est pas nécessairement constamment question d’intérêts personnels. D’ailleurs, quand Kane commence à se questionner sur ce qu’il est devenu, on lui rappelle que ce qu’il a fait, c’était pour le bien de sa ville et de ses habitants. C’est facile à oublier, même pour lui, et c’est parfois difficile à appréhender de notre point de vue. Il faut dire que tous les personnages, ou presque, ont les yeux rivés sur ce qu’ils veulent et s’y consacre pleinement, laissant par moment trop peu de place pour que l’on puisse prendre du recul pour apprécier sur ce qu’ils font.

Il n’y a qu’une exception à tout cela, c’est Emma, la fille de Tom Kane. Elle a été rejetée par ses parents, car elle était un danger pour leurs carrières respectives – question de perception publique. La maladie aura donc pour effet de pousser Tom à reprendre contact et Emma acceptera de le reprendre dans sa vie. Celle-ci n’entre donc pas dans le jeu politique, mais elle sera l’élément qui fera de Tom Kane un personnage complet. Elle le laisse baisser sa garde et il dévoile ainsi la peur qui le ronge. Malgré ça, Emma et son petit-ami dealer, Darius, ne trouveront pas systématiquement leur place dans les épisodes, ce qui les rend occasionnellement agaçants ou superflus.

Au final, bien qu’elle soit assez courte, cette première saison est tout de même très dense. Elle n’est pas exempte de défauts, souffrant parfois d’une forme qui empiète un peu trop sur le fond, mais avec ses multiples retournements de situation, son casting solide et des enjeux de taille, Boss captive et parvient même à surprendre régulièrement. En tout cas, dans l’ensemble, c’est une réussite que l’on n’attendait pas sur une chaine comme Starz.

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  • Hiitsu

    Cette critique me donne envie de rattraper cette série pendant mes congés ! :)

  • Jeter

    Voila juste la meilleur série de la saison (et de loin)!!!
    Kelsey Grammer est juste énorme, il mérite de succéder à Steve Buscemi pour le futur golden globe!
    J’avais pas ressenti un truc aussi fort depuis the wire!
    D’ailleurs je trouve pas mal de point commun entre les 2 séries. C’est un peu hard pour rentrer dans l’histoire, mais passé les 2 premiers épisodes, on devient complétement accro.
    Pouvoir, politique, journalisme, dealers, police. Tous les acteurs majeur de la vie d’une grande cité y sont représenté et peut rappeler cette série culte qu’était the wire.
    Pas de bons, pas de gentils, les personnages sont tous fascinant.
    Je ne crois pas que les chiffres d’audience soit très élevé hélas, mais une 2eme saison est heureusement commandé.
    Vraiment hate de voir la suite.

  • lebarbe

    C’est quand même malheureux de se dire qu’une série pareille, peut-être effectivement la meilleure de la saison, avec un acteur comme Kelsey Grammer, n’a aucune chance d’être diffusée en prime time sur une chaîne gratuite française !!!
    Place à Julie Lescaut et à Josephine…

  • Bfr

    Pour moi c’est LA surprise de l’année même s’il y a d’autres très bonnes séries comme Homeland par exemple mais ici j’ai découvert Boss par hasard alors que j’attendais Homeland. C’est vrai qu’il faut attendre le 3ème épisode pour vraiment prendre conscience de tous les enjeux et des liens entre les personnages mais c’est rondement mené, presque un sans faute pour une série qui risque effectivement de passer inaperçue chez nous et c’est bien dommage.

  • philoxe

    Une belle serie politique. Un must pour ceux qui aiment les coups tordus et les magouilles autour des campagnes electorales. Ca se passe à Chicago, mais ca pourrait tout aussi bien se passer n’importe ou ailleurs dans les autres pays qui se font appeler démocraties !

  • Ecaz

    Du bon, très bon même.
    La séquence finale qui conclue cette saison est d’une très grande force.

  • Plixel

    Un final puissant pour une série puissante. Les notes de Beethoven pour le final sont tout simplement sublimes.

  • http://where-is-antoine.posterous.com/ Antoine

    Effectivement, Boss est l’une des meilleures nouveautés de cette rentrée 2011.
    J’adore les personnages et le jeu politique auquel se livrent la plupart d’entre-eux.
    Il est intéressant de les voir placer petit à petit leurs pions dans ce grand échiquier que nous présente la série.
    C’est plutôt bien écrit et il y a des grands moments de tension dramatique.
    Impossible de rester indifférent devant cette série, à moins que l’on ne soit pas tenté par le genre.
    Mais ce serait quand même dommage de passer à côté.

  • balzane

    A quand une série française de cette qualité inspirée par le parcours de Jacques Chirac, lui aussi maire d’une grande ville, auteur plus que victime de multiples trahisons, de renoncements mais aussi de réussites, dont l’arrière cours n’est certainement pas plus propre que celle d’un Tom Kane. Tous ses coups tordus étaient-ils pour le bien de sa ville ou celui de sa survie politique ? Pour Tom Kane, la sanction de la maladie tombera certainement avant la sanction des tribunaux…

  • LcD59c

    waow avec de pareil critique elle mérite de que je continu j’avais pas trop accrocher au pilote alors je l’avais laisser de coté mais je vais reprendre pas envi de passer a coté^^

  • Vrivri

    Excellente série , tournée comme j’aime, c.a.d surement avec un canon 1d mk IV ou 5 dmark 2 pour jouer avec la profondeur de champ et des bokeh a tomber …

    Avec homeland et american horror story the boss es parmi les 3 series qu’il ne faut pas rater cette année

  • Pingback: 10 séries pour explorer la politique américaine | Critiques et actu des séries TV américaines et anglaises sur Critictoo

  • nkta1

    J’ai beaucoup aimé cette série, mais j’ai du mal à croire qu’un homme public à la possibilité de joué aux mafieux à ce point.

  • Pingback: Boss : la politique des illusions (saison 2) | Critiques et actu des séries TV américaines et anglaises sur Critictoo

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