Breaking Bad – Pilot (1.01)
Walter White est professeur de chimie. Sa femme est enceinte et son fils handicapé. Pour payer les factures, il doit travailler dans une station de lavage de voiture. Humilié en permanence, à 50 ans, il n’est que l’ombre de lui-même. Quand il apprend qu’il a un cancer des poumons incurable, il trouve un moyen de se lancer dans la fabrication de drogue, pouvant ainsi gagner rapidement beaucoup d’argent.

Nouvelle série de la chaine câblée AMC, Breaking Bad est une création de Vince Gilligan, connu pour son travail aux côtés de Chris Carter sur X-Files, Harsh Realm ou The Lone Gunmen. Cette fois, il est aux commandes, scénariste, réalisateur et producteur de la série.

Breaking Bad raconte donc l’histoire d’un quinquagénaire au bout du rouleau qui va prendre des mesures extrêmes pour s’en sortir. Lui qui est mourant, il semble qu’il va ainsi revivre, où du moins commencer à vivre. Difficile de prévoir l’évolution de la série de ce côté, mais une chose est sûre, pour Walter White, la vie ne pouvait pas être pire. Brian Cranston endosse le rôle de Walter avec tout le talent que nous lui connaissons, et dès le pilote, on sent que toute la série repose sur ses épaules.

On attend aujourd’hui que toutes les séries venant du câble soient originales, qu’elles prennent des risques, et qu’elles soient des chefs-d’œuvre en devenir. La triste réalité des choses est que cela n’arrive pas souvent, voir même trop rarement. Avec Breaking Bad, on tient le bon bout. Côté qualité d’écriture et prise de risque, la série semble pouvoir satisfaire. L’originalité est aussi de mise, pas dans la thématique, mais dans le ton donné au récit qui est appuyer par une réalisation des plus maîtrisé qui fait la force de cet épisode pilote. L’ambiance est prenante et nous permet de vite nous immerger dans ce nouvel univers.

Breaking Bad est une comédie noire que les critiques américaines comparent aux films des frères Coen. Sur le thème de la drogue, on est ainsi très éloigné de la comédie de Showtime, Weeds. D’ailleurs, la série d’AMC s’adresse clairement à un public plus mature, de par ses thématiques, et son atmosphère oppressante.