Walter se rend compte qu’il y a de la perte dans la production. Peu après ça, il devient obsédé par une mouche qui se balade dans le laboratoire. Quand Jesse arrive le lendemain, il trouve son partenaire refusant de travailler tant que la mouche n’a pas été exterminée.

Afin de rebondir sur le nouveau business plan de Jesse, Breaking Bad nous offre un huis clos entre Walter et son associé.

Walt découvre donc qu’une petite quantité de produits a disparu. Il cherche à savoir d’où cela peut-il bien venir et son subconscient, assisté par un manque de sommeil, rendra la réponse évidente.

Bref, dans la tradition de la série, on nous met en place une situation qui servira de métaphore. Walt est obsédé par cette mouche qu’il n’arrive pas à faire disparaitre. Elle ne cesse de revenir le chatouiller et il va jusqu’à mettre sa vie en danger en lui courant après. Il ne faut pas longtemps pour saisir que cette mouche est une représentation de Jesse, en particulier quand Walt explique qu’elle peut tout ruiner, qu’elle peut tout contaminer.

À cet instant, il est clair que Jesse est un risque, et ce, depuis un bon moment. Walt a compris que Gus était un homme dangereux et il craint que son partenaire ne ruine tout ce qu’il a construit. Il lui dira d’ailleurs à la fin que quoi qu’il fasse, il ne pourra pas le protéger. Il semble donc que laisser la mouche voler c’est risquer qu’elle puisse contaminer ce qu’il fait et il est prêt à l’accepter.

Ironiquement, bien sûr, c’est Jesse qui règlera son compte à la mouche, car c’est lui qui peut tout arrêter.

Dans un autre registre, et sous l’influence de somnifères, Walt changera de perspective, prenant du recul sur sa vie en général, sur son passé, sur Jane. La mouche devient lui et son univers professionnel qu’il ne veut pas faire entrer en contact avec sa famille. Mais c’est trop tard et il le réalise, tout est déjà contaminé.

Ce retour vers l’histoire de la mort de Jane, en tout cas, illustre parfaitement les conséquences de la contamination. La rencontre avec le père de la jeune femme était aléatoire, imprévisible, mais elle a eu lieu et il a été en contact suffisamment longtemps pour se rendre compte de ce qu’il a détruit. Comme dit Jesse, ce n’était pas de sa faute, ni à lui, ni à personne d’ailleurs, ce qui n’enlève pas le rôle de la drogue.

Quoi qu’il en soit, durant cette journée de chasse à la mouche, Walt et Jesse semblent avoir reconnecté. Walt réalise qu’essayer d’éliminer Jesse de sa vie ne sert à rien, il ne peut plus faire marche arrière. En tout cas, on ne sait pas vraiment ce que Jesse a fait, s’il a pris la drogue qui a disparu, une partie ou rien, mais Walt ne veut pas se sentir coupable ou, au minimum, responsable.

L’image de fin laisse penser que ce n’est pas gagné.