Jesse a repris le travail et veut que Walt lui donne accès à son client. Ce dernier est en pleine crise, décidant de confronter l’amant de sa femme. Saul tente de lui venir en aide, mais il ne le prend pas très bien. Hank est sur le point de partir quand il pense qu’Heisenberg fait son retour.

Il est bien clair que ce début de saison est consacré à la remise au travail de Walt sur fond de destruction de sa cellule familiale. Le problème est alors tourné dans tous les sens afin de mettre en évidence la voie à suivre qui sera effective. Sans trop de surprises, ce sera probablement par Jesse que cela va se faire.

Ce dernier s’est remis aux fourneaux et nous a sorti un paquet de produits prêt à la revente. Son problème est qu’il doit trouver un acheteur. En fait, son problème est clairement plus gros que ça quand on voit la scène d’ouverture de l’épisode. Le voilà, junky en convalescence qui, sans l’ombre d’un scrupule, refourgue sa drogue à une jeune femme à l’allure innocente, prétendant que ce n’est pas vraiment addictif. On aurait pu croire que sa récente expérience l’aurait rendu plus sensible à la consommation du produit qui tua Jane, alors qu’en fait, il semble juste en n’avoir rien à faire.

Désormais, tout ce qu’il souhaite, c’est se remettre dans le business et va chercher Saul pour cela. Ce dernier continue d’entretenir son image de pourri, mais il est de plus en plus clair qu’il n’est qu’un accessoire dans toute l’affaire, Mike apparait comme étant plus au courant et plus influent que lui. La relation du détective privé avec Gus l’illustre à merveille.

Quoi qu’il en soit, le but est que Walt recommence à fabriquer et le comportement de Jesse fait de lui l’outil idéal pour y parvenir. Le plan se met en route, reste à voir comment les deux ex-partenaires vont gérer cela.

Pour Walt, on peut espérer que ça sera un réveil, car il plonge de plus en plus. D’abord avec Ted, puis avec son travail. Il ne lui reste plus rien d’autre que son fils. Jusqu’où ira-t-il ?

Hank n’est pas non plus en forme, mais ça, ce n’est pas nouveau. Retourner à El Paso l’effraie et ce qu’il croit être le retour d’Heisenberg lui sert de porte de sortie. Son problème est qu’il a beau jouer au dur, il n’y a plus que lui qui y croit encore. Le pire étant qu’il est sur la bonne voie, mais que sa dépression risque de l’enfoncer bien avant qu’il n’ait le temps d’arriver au bout. Ou pire, il va atteindre son but, mais plus personne ne voudra en entendre parler.

Quoi qu’il en soit, la série est pleine de personnages psychologiquement instables qui sont poussés à bout. Lequel craquera pour de bon en premier ? Lequel réussira à remonter la pente ? Il va y avoir des blessés, c’est certain.

Pour ce qui en est de ce Green Light, il est dans la lignée des précédents épisodes, mais on retrouve un peu plus le symbolisme qui était monnaie courante la saison passée. Il faut croire que ça accompagne les personnages quand ils s’approchent de limites qu’ils ne devraient pas dépasser. Quand ça devient flou à plusieurs niveaux, la série tend à être plus interprétative qu’explicative.