Alors que la ville est toujours sous le choc du crash du vol 515, Walter doit déménager et gérer la séparation avec Skyler. Jesse prépare sa sortie après avec été désintoxiqué. Une nouvelle menace s’approche doucement.

Jesse : I’m the bad guy.

Nous reprenons donc plusieurs semaines après le crash qui avait conclu la précédente saison. Ce Season Premiere va se concentrer sur la remise en place de chaque personnage. Où en sont-ils ? Que vont-ils faire ?

Pour Skyler, comme toujours, pas de demi-mesure, la voilà chez une avocate pour parler divorce. Il faut dire qu’elle a du mal à digérer la découverte de l’activité secrète de son mari. Étant donné qu’elle a toujours été plus prompte à se placer en victime et à accuser les autres, à commencer par Walt, il n’est pas étonnant de la voir emprunter cette route sans véritablement chercher de compromis. Le fait est que son mari a désormais atteint le but qu’il s’était fixé et que, pour lui, le moment était venu de reprendre une vie normale. Les deux ne sont donc pas sur la même voie, et il va falloir qu’ils ouvrent les yeux sur la réalité des choses.

C’est ce que fait Jesse, justement. En réhab, il va apprendre qu’accepter ce qu’il est est ce qui lui permettra d’avancer au-delà de la drogue. Une réalisation qu’il partagera avec Walt, mais si ce dernier avouera à sa femme qu’il fabrique de la méthamphétamine, il ne semble pas vouloir admettre que ce n’est pas mieux qu’être un dealer, bien au contraire, c’est un peu comme si cela le rendait moins coupable. Avec une approche de ce type, il n’est pas surprenant qu’il ne comprenne pas à quel point son mariage est en difficulté, même avec les papiers du divorce sous le nez.

À côté de ça, voici venir The Cousins, un duo de criminels mexicains craint et dans la lignée de ce que la série nous a habitué dans le genre. Certes, ils ne semblent pas être aussi fêlés que Tuco, mais ils sont clairement dangereux. Que veulent-ils à Heisenberg ? La suite nous le dira.

Donc, pour la reprise, Breaking Bad préfère jouer léger sur ses habituelles métaphores et autres symbolismes pour privilégier une approche plus factuelle. Manifestement, la culpabilité des protagonistes vis-à-vis du crash laisse place à des sous-entendus qui offrent le type de nuances dans les personnages et leurs réactions que la série affectionne, mais cela reste secondaire. On a de la mise en route, et c’est assez efficace, bien que l’on ne sache pas vraiment vers où Jesse et Walt se dirigent, on peut facilement sentir le risque que leurs choix vont occasionner.