Brothers and Sisters - Matriarchy (1.23)
À l’initiative de Justin, Nora décide d’organiser une fête pour Kitty, mais cette dernière n’en veut pas. Kevin va alors revoir le frère du sénateur, avec lequel il avait eu un rendez-vous arrangé qui avait mal fini et découvre qu’il est ministre méthodiste.
Nora invite, à cette fête, Holly, qui semble alors faire quelque peu la paix avec Sarah, mais aussi une connaissance de Saul, qui a divorcé et assumer son homosexualité et qui se dit prêt à revoir son ancien ami, sous-entendant une relation passée.
Rebecca avoue à Justin son rôle dans le baiser échangé avec Joe et la liaison qu’elle a eue avec un homme marié, qui a fini tragiquement.
Justin apprend qu’il doit partir quelques jours plus tôt en Irak, le jour de la fête, et ne veut le dire à personne pour ne rien gâcher.

Pour le final de la saison, tout le monde a droit à sa part du gâteau.
Kitty rencontre pour l’occasion la famille de Robert. Il s’agit d’une famille turbulente, et atypique. C’est l’élément comique servant d’ambiance à l’épisode. Alors que les Walker bougent pendant tout l’épisode, on observe la famille McAllister, très nombreuse, détruire la demeure de Nora.
On traine le départ de Justin pendant tout l’épisode. On savait qu’il devait arriver, et on se doutait que ce serait pour la fin de saison. Il arrive dans les 10 dernières minutes et nous évite de tomber dans le mélo, sans pour autant nous épargner quelques clichés.
Le personnage de Justin aura vu son évolution tournée principalement autour de la guerre en Irak et de ses problèmes de drogue. C’est un peu boucler la boucle de son développement.
Au détour d’une conversation, on nous révèle que Saul aurait eu une liaison avec un homme, mais il parait ne pas être réellement à l’aise face à l’homme en question. Saul étant l’un des personnages ayant été le moins développés de la saison, malgré une idée plus ou moins bancale, il est assez plaisant qu’il prenne un peu le devant.
Kevin et le frère de Robert passent une partie de l’épisode à se disputer, et finissent par s’embrasser. Le tout avant que Kevin découvre que Robert est un ministre méthodiste. Mais finalement, il gère assez bien l’information.
Kevin s’est révélé être, tout au long de la saison, un élément fort de la série. C’est surtout dans l’aspect comédie de la série que le personnage s’est réellement ancré, et est devenu un atout majeur. Son histoire avec son petit ami acteur a quelque peu trainé en longueur, mais une fois fini, les scénaristes ont su habilement comment utiliser le personnage.
Sarah est peu présente à l’écran, mais l’une de ses scènes parait être présente pour qu’elle et Holly puissent enterrer la hache de guerre. À l’évidence, l’équipe de la série avait conscience que Rachel Griffiths était une actrice de qualité, et elle aura tout fait : le drame, l’humour, le cynisme. Rien n’aura été réellement épargné, et certaines histoires auraient été beaucoup moins plaisantes à voir si l’actrice n’était pas aussi douée.
L’un des membres de la famille qui a aussi souffert d’un manque de développement est Tommy. Deux évènements surtout pour cette saison : il s’est associé à Holly pour faire des affaires, et son problème pour avoir des enfants avec sa femme, aboutissant à la mort de l’un de leurs deux bébés. Laissé régulièrement de côté, ses intrigues n’en sont pas pour autant mauvaise, et bien qu’elles n’aient pas toujours été les meilleures, la mise en avant du personnage et de sa femme faisait toujours plaisir à voir.
Notre point de départ était Kitty, républicaine dans une famille de démocrate, qui se réinstalle chez sa mère après la mort de son père. Kitty aura été agaçante, un peu comme tous les membres de la famille, mais aussi attachante. L’arrivée du sénateur McAllister aura boosté le personnage et le quota sympathie qu’à Rob Lowe la série. Tant mieux, car il fut un apport majeur à la série, à tel point qu’il est presque inconcevable qu’il ne fasse pas partie du show.
L’un des décors principaux de la série est la maison familiale, où Nora réunit régulièrement sa petite famille, devenu un peu le centre de tout. C’est de là que partait le show : le retour de Kitty chez elle, et la mort du père dans sa propre maison.
Alors si l’idée de base de la série, c’est-à-dire une famille découvrant à la mort du patriarche les sombres secrets de ce dernier, faisait un peu pale copie de Six Feet Under, Brothers and Sisters a quitté ce terrain-là assez vite, se concentrant sur ses personnages, tous sans exception. Si Rebecca, la fille illégitime du père, est le dernier élément du passé à avoir ressurgi, il s’agissait surtout de son intégration et de sa place au sein d’une famille qu’elle n’avait jamais connue plus que du père en question.
Les scénaristes ont donc tenté de faire de Brothers And Sisters un mélange de comédie et de drame, parfois avec succès, et à d’autres reprises, non.
Mais tout ceci a participé à rendre la série et ses personnages sympathiques. Ce n’est pas une série révolutionnaire, mais la première saison s’est révélée plaisante à regarder, et d’assez bonne facture pour vraiment mériter une saison 2.

avatarUn article de .
CaroleC
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