Kevin annonce à sa famille qu’il vient de s’engager auprès de Scotty, mais la nouvelle est un peu entachée par une autre : Rebecca n’est pas une vraie Walker. À la surprise de la concernée, la famille ne la rejette pas. Sarah veut par contre prouver qu’il y a eu fraude de la part d’Holly, bien que Tommy lui demande de laisser tomber. Pourtant, cette recherche va la conduire à découvrir toute autre chose.

Aussi vite revenu, aussi vite parti. Seulement 4 épisodes auront été produits après la grève. Cette dernière aura fait du bien à la série, qui plongeait dans le drame et le conventionnel assez poussé. Ces 4 épisodes ont permis de remonter le niveau et de nous offrir des épisodes bien mieux dosé et plus intéressant.

Ce qui semblait une mauvaise idée se transforme en tout l’inverse : la destinée de Rebecca redonne étrangement une seconde vie au personnage et crée de nouveaux enjeux. On pouvait beaucoup douter de cette intrigue, les scénaristes s’en tirent à merveille, et exploite tout ce qui a été dit ou fait avant, avec ingéniosité.

Rebecca n’est donc pas la fille de William Walker, sans pour autant que cela dérange la famille. Seulement Sarah digère mal l’information, vis-à-vis d’Holly. Elle a l’impression de se faire voler, et veut récupérer l’argent. Elle se met à fouiller dans les affaires de son père et retombe sur la fameuse photo qui a tout déclenché. Seulement, surprise, quand elle la donne à Rebecca, cette dernière lui annonce qu’elle n’est pas le bébé sur la photographie. C’est là que l’équipe scénaristique fait du bon boulot, en nous ressortant tout ce qui avait conduit à Rebecca : la photo, mais aussi le code sur l’ordinateur avec les 6 initiales des enfants de William Walker. Si Rebecca n’est pas sa fille, alors qui est le fameux autre R ? C’est là que les souvenirs de Kevin vont remonter à la surface. Se rappelant sa relation avec son père, à cause de ce qui se passe entre Scotty et ses parents, il va se souvenir avoir déjà vu la photo, et qu’il s’agissait d’un enfant appelé Ryan. Possiblement le fils de William Walker.

Le tour de passe-passe est très bien mené, et si on sait très bien que tout ceci n’était pas planifié, il y a un véritable travail à rendre toute cette histoire cohérente. Le R du code aurait pu très bien être Rebecca. Rien n’empêchait William Walker de la considérer comme sa fille, qu’il sache ou non la vérité. À l’évidence, il le savait si le fameux Ryan se révèle être son fils. Tout ceci devrait au passage mettre un terme à la vendetta de Sarah contre Holly, qui a touché l’argent de son amant pour une tout autre raison que sa fille, finalement. C’était une question qui aurait pu être posée dès le début : pourquoi Rebecca n’était pas dans le testament ? Et maintenant, pourquoi Ryan n’y était pas ?

Bien que ce soit évidemment ce qu’il y a de plus intéressant dans l’épisode, ce n’est pas tout ce qui s’y passe. Pour l’aspect humoristique, les frères Walker se regroupent. Les 3 ensembles sont excellents, et la mayonnaise prend. Justin et Tommy veulent faire une bachelor party à leur frère, qui finit par un voyage en Arizona pour convaincre les parents de Scotty de venir au mariage de leur fils. En route, Tommy apprend alors que Justin a eu des sentiments pour Rebecca. Tout est fait sur le ton comique, et on ressent la vraie complicité familiale.

Tommy fait remarquer à Justin qu’il a toujours été le plus proche de Rebecca, et que tous les deux étaient connectés, d’une certaine façon.

On s’engage donc sur la route pour le rapprochement entre Justin et Rebecca, où les deux vont finir par s’embrasser. Ce n’est pas abusif, et la progression est logique. Ils se réconcilient, pour s’admettre que s’ils veulent parler à quelqu’un, c’est à l’autre qu’il pense. Le baiser est simple et se trouve suivi par un petit moment amusé, pour les deux, et aussi de doute : que vont-ils faire maintenant ?

Pendant ce temps là, Kitty apprend qu’elle n’est pas enceinte et au fur et à mesure, va réfléchir. Une discussion avec Sarah va la pousser alors à songer qu’elle peut avoir un enfant d’une autre manière, et finit par tomber d’accord avec Robert pour l’adoption. Tous deux sont alors très enthousiastes à cette idée.

Au beau milieu de toutes ces histoires, Saul fait involontairement son coming out, pour en rajouter une couche. Ron Rifkin est purement excellent dans cette scène, et on peut alors espérer que cette évolution pourra offrir au personnage une plus grande place au cœur de la famille dans l’avenir.

Brothers & Sisters finit sa saison sur l’un de ses meilleurs épisodes. Toute la famille est présente, et si tout le monde n’a pas une intrigue pour lui, chacun trouve sa place. Le dosage entre l’émotion et l’humour est impeccable, et on aimerait que la série soit toujours comme ça.

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CaroleC
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