Brothers & Sisters - Saison 3

Une crise cardiaque, une fuite au Mexique, des opérations, une rupture, l’arrivée d’un nouveau membre de la famille, le départ d’une pièce rapportée, une demande en mariage, un adultère… Une fois de plus, la famille Walker a de quoi s’occuper.

Que s’est-il passé cette année dans Brothers & Sisters ? Semble-t-il beaucoup de choses et pourtant difficile d’en retenir l’ensemble pour la simple et bonne raison qu’après une saison 2 de 16 petits épisodes, une grosse commande de 24 tire un peu en longueur.

Reconnaissons cependant à sa showrunner, l’excellente Marti Noxon que pour une série comme Brothers & Sisters qui se base avant tout sur un travail d’équipe à la fois en coulisse et à l’écran, il est difficile, en particulier en troisième année, d’éviter la redondance.

Deux choses ont toujours fait la force de la série et se pérennisent cette année : ses interprètes avec en tête de cast la fabuleuse Sally Field et des dialogues brillants et enlevés. On ne saurait se passer de ces dîners de famille immanquablement catastrophiques qui se transforment en cruels jeux du cirque. De ce côté-là, la série reste jubilatoire en diable. En revanche, individuellement, l’évolution des personnages n’a pas été traitée avec équité.

Bien sûr, il a toujours été assez évident dès le début de la série que Nora, Kevin, Sarah et dans une moindre mesure Kitty en formaient le noyau dur, Justin, Tommy, Saul ou Holly ne passant qu’au second plan. Voilà qui se vérifie pleinement en cette saison 3.

Suite à des problèmes internes (apparemment à cause de la relation extraconjugale de Getty avec Sienna Miller), l’intrigue autour de Tommy tourne furieusement en rond avant d’être complètement bâclée (Getty est absent de plusieurs épisodes), ce qui d’ailleurs est à l’origine d’un final pour le moins faiblard. Tommy commet donc des malversations au sein de l’entreprise et se voit contraint de fuir. Reviendra, reviendra pas ? On ne sait pas et pour être honnête, on s’en fiche un peu.

Justin maintenant. Il est bien mignon ce Dave Annable mais pas tellement plus charismatique qu’une huître avec son unique expression de consternation ! Pourtant, Justin progresse lentement mais sûrement. Son histoire avec Rebecca est compliquée et on ne croit pas une seconde à la réussite de leur avenir commun, mais toujours est-il qu’ils sont bien mignons et que le jeune homme s’est enfin trouvé un but : devenir médecin.

Du côté de Saul et Holly c’est quand même un peu le minimum syndical. Le premier trouve semble-t-il finalement chaussure à son pied (en la personne de John Glover) mais on ne verra le bonhomme qu’une seule fois. Le reste du temps, Saul se contente grosso modo d’être présent et d’écouter sa sœur partir en vrille. Avec le retour de David (Ken Olin, véritable époux de l’actrice à la ville et producteur de la série) ramené par Rebecca de NY, la « méchante » blonde cherche à se reconstruire une vie sentimentale digne de ce nom, mais doit encore et toujours se battre au sein de l’entreprise d’abord contre Tommy, ensuite face à Sarah.

Laquelle est de retour au sein de Ojaï Food après un petit passage par la case nouvelle vie. Récemment divorcée, avec deux enfants à charge et une pension alimentaire à verser à son ex, Sarah n’est pas vraiment à la fête. Après s’être essayée à une start-up, elle se retrouve, par une pirouette, à nouveau à la tête de la société paternelle. Rachel Griffiths fait comme toujours des merveilles et permet à Sarah d’occuper le terrain alors même qu’il ne lui arrive pas grand-chose.

En revanche, le quotidien de Kitty est pour le moins agité. Démissionnaire de son poste auprès de son mari, le couple ne parvient pas à avoir d’enfant et choisit une mère porteuse. Et alors que l’enfant miracle se pointe, Robert s’écroule victime d’une crise cardiaque alors même qu’il avait soigneusement évité de dire à Kitty qui se présentait comme gouverneur. S’il en réchappe, son couple ne s’en remet pas, Kitty se renferme, dragouille un joli papa célibataire au parc et se réveille un peu tard.

Contre toute attente, Kevin, le gay démocrate jusqu’au bout des ongles, fraîchement marié à son craquant Scotty accepte de reprendre le poste de Kitty et devient donc le responsable de la communication de Robert. Du coup, il baby-sitte beaucoup, joue les intermédiaires entre sa sœur et son mari et découvre une vérité qu’il aurait peut-être préféré ignorer !

Terminons avec la Reine mère, Nora (toujours formidable Sally Field) qui fait très fort cette année côté boulette. C’est par son entremise que le dérangeant Ryan va venir fureter chez les Walker en quête de vengeance (et pourquoi pas de Rebecca !). C’est elle qui va le chercher et qui l’invite dans la maison familiale. Très occupée par son nouveau centre pour parents d’enfants malades, elle tombe sous le charme de son architecte very british et very… marié ! Enfin, ce petit bout de femme est à l’initiative du voyage que fait toute la famille à Mexico (c’est moyen de les envoyer tous là-bas en pleine grippe aviaire !) pour récupérer Thomas dans un final qui n’en a aucun des attributs.

Vous l’aurez compris, une saison 3 agréable, mais parfois un peu faiblarde. Que peut-on encore raconter d’exaltant sur les Walker ?

La saison 3 de Brothers & Sisters est disponible en DVD.

avatarUn article de .
2 commentaires