Retour des Walker sur le petit écran. Grève oblige, quelques changements à l’horizon à commencer par un saut temporel assez abstrait. La campagne est donc finie, Robert McCallister a perdu, comme on l’avait déjà deviné il y a bien longtemps.

Sarah et Graham se fréquentent, seulement il est impossible de dire depuis combien de temps. Tommy vient la voir, car il s’inquiète pour elle, mélange vie privée et professionnelle ne fait pas bon ménage, et il sait de quoi il parle. Malheureusement, pour le moment, difficile de comprendre où on en est. Graham est présent à l’anniversaire de Rebecca, le premier qu’elle fête avec les Walker, preuve qu’il est quand même là depuis un certain temps. Au passage, les scènes entre ceux qui ne sont pas Walker, au beau milieu d’une dispute, sont toujours aussi excellentes.
On remarque aussi que le couple Julia/Tommy a l’air d’être sorti de la crise. Tant mieux.

Autre progression : David et Holly sont ensemble. Et ce dernier a des doutes sur le fait que Rebecca pourrait être sa fille. Une réaction tout à fait légitime. Une histoire à l’apparence bancale, mais qui, étonnamment, tient mieux la mesure à l’écran que ce qu’on aurait pu imaginer. Rebecca s’est aussi posé la question, mais elle n’a pas agi de peur de découvrir une nouvelle fois qu’elle vit un mensonge. C’est avec Justin qu’elle va passer le cap pour aller faire enfin un test ADN. J’ai toujours trouvé anormal le fait qu’elle n’en fasse pas un le jour où elle a appris qu’elle était la fille de William Walker, ne serait-ce que poussé par un autre membre – Sarah ou Kitty, par exemple – voulant être sûr. C’était une énorme incohérence, et je ne sais comment personne n’a pu jamais réclamer une preuve tangible. On sent bien qu’on se dirige vers le fait que David soit son père. Finalement, on serait surpris que cela soit l’inverse et on ne demande qu’à être surpris. Mais, dans Brothers & Sisters, cela reste assez rare.

Cette reprise n’est pas véritablement maitrisée, et cela se ressent dans la construction de l’épisode. Il faut trouver une nouvelle place à Robert, qui regrette la campagne, mais qui veut rendre à Kitty sa vie. Je dois là avouer avoir un gros trou de mémoire, et je ne me rappelle plus quand Kitty a découvert (si elle l’a bien appris) qu’elle allait devoir fréquenter une clinique de fertilisation. Elle a bien fait une fausse couche, mais cela n’entraine pas l’autre fait. Or, d’un point de vue logique, avant d’avoir a passé cette étape, il faut en moyenne un an à un et demi pour tomber enceinte. Il me manque donc une donnée dans le cas présent.

Le gros défaut de l’épisode, hors le fait de ne pas savoir comment remettre Robert sur la bonne route, vient de l’histoire autour de Nora. Va-t-elle oui ou non accompagner Isaac à Washington ? Il fallait donner un semblant de conclusion à leur histoire, et c’est loin d’être le plus intéressant. Le potentiel était déjà faible, l’intrigue assez classique, et la conclusion prévisible. Cela offre quelques bonnes scènes aux enfants Walker, mais en contrepartie, on ressent bien les difficultés scénaristiques à faire redémarrer la machine. Il faut tout remettre en place, repartir, et relancer les intrigues à venir, peut-être a-t-il fallu en raccourcir ou en supprimer. En attendant, l’épisode souffre bel et bien d’un manque de maitrise, son rythme est victime de hauts et de bas, d’un manque de cohésion qu’on excusera cette semaine.

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CaroleC
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