Brothers & Sisters - Troubled Waters (3.16 & 3.17)

Alors que Nora annonce à la famille que Ryan va venir, Trish va bientôt accoucher et Robert va révéler qu’il se présente comme gouverneur. Holly cherche une preuve des malversations de Tommy, alors que Rebecca est de retour en ville, avec son père.

ABC nous sert un double épisode Brothers & Sisters, avec promesses de naissance, mort et drame. 1h20 avec la famille Walker rythmée par les malheurs et bonheurs de la vie.

La double dose passe assez bien, et le rythme tout du long est plutôt équilibré. On aurait pu craindre au vu du concept qu’on tombe dans le redondant et le drama dégoulinant, comme seul B&S est capable parfois de le faire, mais quasiment tous les pièges nous sont évités, et il y en a pour presque tous les personnages. Nous faisons donc une certaine progression dans les intrigues actuelles, ce qui permet de prendre un virage bienvenu pour se diriger vers la fin de la saison.

On ouvre le bal avec Nora courant dans les couloirs. Un homme sur la table. It’s family. Mais, on ne veut pas la laisser approcher. Si suspense il devait y avoir, les premiers mots de Nora y mette un terme, car si cela avait été un fils ou Saul, elle l’aurait dit clairement. It’s my son. It’s my brother. Mais pas, it’s family. Et Scotty est hors compétition depuis le début. Donc, nous savons que Robert va finir par atterrir à l’hôpital, la question est quand (assez facile à deviner), mais surtout comment.

Trish va accoucher, quasiment toute la famille se trouve à l’hôpital pour la naissance du bébé de Kitty. Robert est pris de court à plusieurs reprises, sa carrière politique s’entremêlant avec sa vie privée. Je comprends assez bien le personnage, autant que ses motivations. J’ai trouvé qu’il y avait une bonne maitrise sur ce plan là. Robert, quoiqu’il lui arrive, est un homme ambitieux, mais avant tout un homme dont le travail occupe une place plus que prépondérante dans sa vie. Plus que sa vie elle-même. Il n’est rien sans cela. Ce n’est pas une crise cardiaque,  ni la naissance de son fils (un petit Evan) qui y changera quelque chose. J’aime qu’on ne sente pas trop le jugement de moral. Ici, il n’est pas question d’égoïsme ou d’égocentrisme, juste d’être en accord avec soi-même, même s’il s’agit de mourir dans deux jours. J’aime aussi comment cette histoire met en lumière l’évolution de la relation entre Robert et Kevin, surtout vu la tournure des évènements pour le couple KittyRobert, cela est encore plus important.

En parallèle, il est aussi temps de mettre un terme à la situation bancale dans laquelle nous sommes avec Tommy et Holly. Cette dernière sort les griffes, et étrangement, je me suis sentie triste pour Tommy. Personnage souvent sous-exploité, il y a ici aussi une réelle justesse dans le ton, dans l’explication de ses actes auprès de Saul et Sarah, que personne ne se soit rendu compte qu’il avait le sentiment d’être seul, qu’il détestait cela. Le fait que finalement, ses motivations n’ont rien d’ignoble. La limite a malheureusement été franchie, mais la scène où Saul appelle Sarah pour lui dire que Tommy a besoin d’eux était courte, mais parfaite. Exactement ce qu’on attend des Walker dans un moment pareil, qui, s’ils sont parfois prompts à juger, sont toujours là quand il faut. Par contre, tout ceci m’a donné de la peine pour David, amoureux d’Holly, totalement conscient de la personnalité de cette dernière, et qui apparaît plus comme un dommage collatéral, encore aujourd’hui.

Alors que Rebecca a durant toute la saison essayé de trouver l’équilibre entre sa mère et la famille Walker, il est presque naturel d’arriver au moment où il faut choisir. C’est inévitable au vu de la crise qui se prépare, et une nécessité de résoudre cette question pour le couple qu’elle forme avec Justin. Ce dernier, justement, trouve enfin une direction à sa vie. J’ai beaucoup aimé qu’on prenne le temps avec Justin sur le plan de son avenir, écho des doutes de la jeunesse (pas besoin d’avoir été en Irak pour le comprendre). Et la voie qu’il choisit apparaît déjà longue et difficile, mais preuve de grande volonté.

Et puis, Ryan arrive. Autant, j’avais eu des difficultés avec le personnage de Rebecca, autant l’arrivée de Ryan me parait plus calculée, mieux préparée. Et étrangement, il m’est difficile de ne pas déjà l’aimer. Je ne sais pas pourquoi, je ne me l’explique pas, mais je l’ai déjà adopté.

Troubled Waters nous offre pas mal d’émotions et de tensions, et évite aussi pas mal d’embûches. Le ton est quasiment juste durant les 1h20 qui nous sont offert, et malgré quelques scènes de lenteur, on peut qualifier ce double épisode de réussi.

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CaroleC
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