Après avoir passé un marché improbable qui lui rend sa liberté, Michael rejoint Fiona et Sam qui sont pris au milieu d’une affaire entre un groupe de motards énervés et un avocat.

Nous reprenons donc là où la saison 3 nous avait laissés, Michael étant dans les mains de ceux qui l’ont grillé en tant qu’espion et qui jouent avec lui jusque-là. La série étant destinée à durer (le contrat actuel allant jusqu’à la saison 6), il faut quelque peu revoir les enjeux, redonner à Michael son ancien job n’est plus une priorité, au contraire, il faut que l’on oublie un peu ça.

Pour ce faire, le début de l’épisode va mettre en place une nouvelle collaboration avec le dénommé Vaughn, représentant de la mystérieuse organisation autrefois ennemie. On nous emmène en Amérique du Sud afin de présenter de façon explosive le dossier que Michael va accepter de prendre.

Le voilà parti avec un nouvel objectif : faire tomber une organisation criminelle internationale (également très mystérieuse). C’est gros et c’est rapidement emballé, trop pour que l’on puisse réellement adhérer totalement.

Mais l’épisode va vite et on enchaine sur le client du jour, un avocat qui a des problèmes avec un gang de motards. Étant donné que l’affaire est déjà bien avancée, on est comme Michael, projeté dedans brutalement, ce qui évite que l’on s’arrête sur le fait que tout ceci n’est qu’un gros prétexte mal agencé. L’important est de fournir de l’action et, de ce côté-là, l’épisode délivre ce qu’il promet.

Cette reprise va donc trop vite de tous les côtés. Ce n’est pas nouveau dans la série, cette obligation de mélanger éternellement le client du jour à la storyline de la Burn Notice n’a que rarement évité le rendu brouillon. Malgré ça, il faut reconnaitre qu’il y a de l’ambition, Matt Nix ayant clairement conscience que son show se doit d’avancer pour esquiver les répétitions. Le plus difficile est d’avaler la pilule, aussi bien pour Michael que pour nous, mais Vaughn tente de faire passer tout ça en excusant l’aspect borderline des gens qui travaillaient pour eux et qui sont passés par Miami dernièrement. En fait, comme on pouvait s’en douter, l’organisation derrière la Burn Notice n’avait pas été totalement réfléchie et, maintenant qu’elle possède un semblant de finalité, le passé se doit d’être légèrement oublié par souci de crédibilité.

On n’a pas le choix, de toute façon, on doit l’accepter et aller nous aussi de l’avant sans trop chercher à pointer les incohérences.

D’ailleurs, de ce côté-là, on peut être surpris que, pour une fois, Michael se retrouve à constater les dégâts de son passage illégal dans une agence gouvernementale. Bien entendu, cette petite originalité n’est là que pour introduire le nouveau personnage régulier de la série, qui sera proprement présenté dans le prochain épisode. Comme le reste, il y a un manque de finesse.

Malgré ses défauts, Friends and Enemies délivre ce qu’on pouvait en attendre. Beaucoup d’action, de fun, un peu d’émotions, et des éléments de la mythologie. Le retour est légèrement bâclé, mais le plaisir est toujours là.