Burn Notice - Hors-circuit (1.01 & 1.02)

Alors qu’il est en mission au Nigeria, l’agent secret Michael Westen apprend qu’il a reçu une « Burn Notice », lui signifiant qu’il est renvoyé. De retour au pays, il découvre que le gouvernement l’a mis sur la touche, et il ne sait pas pourquoi. Bloqué à Miami, il ne peut plus contacter son supérieur et son compte en banque est verrouillé…

L’espion le plus sexy débarque en France. La série Burn Notice fera ses débuts sur W9 dès le 5 février, en prime-time. Pour l’occasion, nous voici avec les deux premiers épisodes de la série, à la fois complémentaires et dissemblables.

Nous faisons la connaissance avec Michael Westen, espion free-lance, qui se fait blacklister. Il est mis à pied, nous dit-on. Voici donc les deux termes qui servent de substitut aux expressions intraduisibles ‘Get burned’ ou recevoir une ‘Burn Notice’. De retour au pays, ses comptes en banques ont été vidés, il n’a plus rien, et il est filé en permanence par des agents du FBI. Il est bloqué à Miami, sa ville natale, qui est loin d’être un paradis pour un espion, à cause de l’exposition qu’elle offre, et pour lui, du fait que c’est là que se trouve sa mère, son ex-petite amie, et son ami ancien espion.

Michael est donc condamné à rester sur place, tant qu’il ne saura pas exactement qui l’a mis sur la touche. Il va avoir besoin d’un nouveau lieu où vivre et d’argent. Pour cela, il lui faut trouver du travail, et c’est ainsi qu’il va aider un inconnu, Javier, accusé par son patron d’avoir volé ses œuvres d’arts. On retrouve là des visages familiers du petit écran : David Zayas (Angel Batista dans Dexter), Ray Wise (Le diable dans Reaper) et Chance Kelly (Generation Kill, et plus récemment Fringe). Cette affaire n’occupe pas tant que cela notre espion, qui jongle entre le dossier, son enquête sur l’origine de sa Burn Notice et sa mère.

L’univers dans lequel la série de Matt Nix va évoluer nous est bien présenté au long de ses deux épisodes. Sa mère (Sharon Gless), malade compulsive, pour le moment, loin d’attirer notre sympathie ; son ex-petite amie, Fiona (Gabrielle Anwar), qui, en plus d’être sexy, est une ancienne de l’IRA ; Sam (Bruce Campbell – légende du cinéma de genre), l’ancien espion, prêt à aider, mais surtout pas à se salir dans l’histoire. Le casting est donc plus que solide, avec un premier rôle tenu par Jeffrey Donovan qui séduit dès les premières minutes, et soutenu dans la tâche par des seconds rôles qui ont du potentiel.

Des plans de caméras sur les jeunes femmes en bikinis, la plage, la mer, le sable chaud. Miami, entre  le glamour et la réalité d’une ville qui ne l’est pas tant que cela. C’est à la fois décontracté et sérieux. Michael nous raconte ses affaires en voix off, sûrement la meilleure idée de la série, vu cela lui permet de nous gratifier de commentaires sur l’utilisation des toilettes pour assommer quelqu’un ou encore l’intérêt d’acheter un téléphone jetable pour le transformer en micro. Cela s’intègre assez bien, et c’est appuyé par une réalisation assez dynamique et unique à la série, lui donnant tout de suite son identité et son style.

Le plus gros défaut de cette introduction est en fait la simplicité du dossier sur lequel travaille Michael. Cela ne lui prend pas beaucoup de temps, et son esprit est occupé ailleurs. Sa préoccupation première, c’est sa Burn Notice, ce qui va être le fil rouge de la série. Difficile alors de se sentir totalement impliqué dans le destin de Javier. Ainsi, on reste pas mal dans la simplicité, ce qui nous offre un bon divertissement, mais il ne faut pas non plus avoir trop d’attente.

Ainsi, avec ces deux épisodes, Burn Notice apparaît comme un divertissement sympathique et plein de charme, qui doit beaucoup à ses acteurs.