Californication - Glass Houses (3.06)

De retour à L.A. pour une courte visite, Karen révèle ses plans de déménager la famille à New York une bonne fois pour toutes, comme il a toujours été prévu. Cette décision chamboule Becca, qui ne veut pas être séparé de sa nouvelle meilleure amie, Chelsea. Les Moody vont à un diner chez Charlie, ravagé par le fait que sa femme séduise Rick Springfield, aussi présent autour de la table, avec Sue Collini.

Karen est de passage à L.A. Temporairement, car, comme elle le dit, son travail l’attend à New York. Si son absence a toujours été palpable, c’est surtout un moyen de nous rappeler les plans initiaux, soit le déménagement de toute la famille de la cité des Anges à la Grosse Pomme.

Cela va à l’encontre des envies de la turbulente et capricieuse Becca, en pleine crise existentielle. Ce ne serait pas une Moody si elle le faisait calmement. Non, Becca va s’exprimer à l’aide de la boisson et d’un renvoi sur Stacy, le père de Chelsea. D’ailleurs, Karen ne porte pas la famille Koons dans son cœur, que ce soit la mère dont elle ne supporte pas l’accent, ou la fille, qui est clairement une sale gosse prétentieuse, autant dire qu’il n’y a pas de quoi être ravie que Becca soit si attachée à de la mauvaise graine d’adolescente.

Les problèmes de leur fille occupent beaucoup le couple et cela se trouve être assurément au cœur de la progression de cette saison, et il est difficile de prévoir où cela va les conduire. Car, au fond, Hank à New York ou Hank à L.A., on sait déjà que ce qui compte, c’est sa fille et sa femme. Et si Jill, Jackie ou Felicia peuvent lui tourner autour, quand Karen est là, il n’a d’yeux que pour elle, comme nous le rappelle un mauvais texte, écrit à 23 ans, qu’il lit à sa classe.

Si les Moody sont avant tout occupés par les agissements de Becca, ils auront quand même le temps de faire un arrêt chez Marcy et Charlie, pour que l’on puisse avoir notre dose de folie furieuse. Et cette année, comment l’avoir sans Sue Collini, franchement, qui est toujours fidèle à elle-même. Elle a quand même mis un peu d’eau dans son vin – ou devrais-je dit dans son vocabulaire – depuis les débuts, ce qui n’est pas plus mal, car ainsi, autant dire qu’elle apporte tout ce qu’il faut à Charlie, fatigué d’essayer de reconquérir Marcy, qui en profite justement pour réaliser assurément un fantasme de jeunesse en tombant dans les bras du plus que volontaire Rick Springfield.

Un repas bien trop court chez les Runkle, de même qu’un passage assez expéditif chez les Koons, ces deux moments étant l’apogée d’un épisode, rappelant à notre bon souvenir le beau couple que forment Karen et Hank, autant que les particularités de Becca, une adolescente à l’image de ses parents. Surtout, Glass Houses permet de mettre un peu de côté les autres femmes de la vie de Hank, pour rester centré sur les bases solides de son existence, ce qui permet ainsi de se recentrer sur les personnages que l’on affectionne le plus. Aucune autre ne pourra jamais vraiment remplacer Karen, surtout pas Jackie, qu’il fait du bien de ne quasiment pas voir.

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CaroleC
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