Karen et Becca pensent que l’overdose médicamenteuse d’Hank était une tentative de suicide. Elles l’accueillent alors chez elles. Stu Beggs cherche Charlie partout, car le script d’Hank n’arrive toujours pas. Il rencontre alors Marcy qui partage son opinion sur Runkle.

Que fallait-il à Hank pour que Karen lui ouvre de nouveau les portes de leur maison ? Une tentative de suicide apparemment. Bien entendu, Hank n’était pas suicidaire, c’était juste les effets d’une surconsommation d’alcool et de médicaments qui l’ont entrainé dans cette malheureuse direction.

Cela dit, si personne ne le sait, autant profiter du bonheur retrouvé, même si c’est un peu tordu – comme Hank finira par le faire remarquer.

La famille de nouveau réunie, c’est donc ce que cet épisode nous offre. Un peu de temps avec Karen et Becca nous éloigne temporairement des stars hollywoodiennes et permet une mise au point temporaire des problèmes familiaux qui étaient restés, jusque-là, plutôt en périphérie. C’est alors un peu dommage de savoir dès le départ que tout ceci n’est que provisoire, car la série l’a explicité plus d’une fois, tout ce que Hank bâtit sur un mensonge finit par s’écrouler. C’est globalement la grosse leçon qu’il aurait dû retenir de toute cette affaire avec Mia.

Quoi qu’il en soit, l’opportunité est saisie pour évoquer la position de Karen vis-à-vis de tout ce qui s’est passé, ce qui montre que, de ce côté-là, tout ce que Hank peut faire c’est tenter d’être patient et de changer un peu, ce qu’il s’est révélé incapable d’accomplir jusqu’à maintenant. En fait, on tourne toujours un peu en rond depuis le début de la série. Karen sait que Hank finira par faire ce qu’il ne faut pas, mais elle s’imagine que la prochaine fois sera la bonne, au lieu d’accepter qu’il est comme ça – ce que sa fille lui avait conseillé de faire à une époque qui semble désormais bien lointaine.

Donc, Hank va finir par décevoir Karen. Ce n’est pas une nouveauté, mais en attendant, on s’intéresse un peu à Becca et on lui offre un début de storyline pas forcément très prometteur pour le moment, mais qui a le mérite de la replonger dans l’univers de la musique. Reste à voir si les clichés que la série aime tant exploiter parviendront ici à être dépassés, ou non.

Du côté de Runkle, avec Hank au point mort – créativement parlant – il y a un peu de tension, mais Stu, le producteur, est un personnage typique de la série et sa libido va l’emmener là où le brave Charlie peut trouver un peu de paix. Un bon moyen de gagner du temps.

C’est d’ailleurs ce qui résume cet épisode, une façon de freiner discrètement pour pouvoir justifier quelques décisions. Pas d’avocate, pas d’acteurs, un peu de business, et la famille, et une dose de drama. Visiblement, c’est la recette pour remettre Hank au travail – ça et le fait que s’il ne le fait pas, de toute façon, la saison ne peut pas vraiment avancer.

Home Sweet Home a donc servi à faire le point pour permettre à Hank de passer à l’étape suivante. L’ensemble n’est pas forcément très inspiré, mais il était nécessaire de revenir sur tout ça pour donner à Hank le carburant pour aller de l’avant. Reste à voir comment cela va tourner pour lui cette fois.