Après le dernier mini-scandale photographique, Hank reçoit la visite de Shasha qui lui dit qu’elle quitte le film. Son avocate lui annonce également qu’elle met un terme à leur relation professionnelle. Charlie a quand même une bonne nouvelle, Eddie Nero veut faire le film.

Eddie : It’s about a guy trying to keep it together while falling apart.

Californication semble vouloir utiliser Fucking and Punching comme un moyen pour expliciter à ceux qui ne l’on pas encore comprit que la série n’était pas au sujet des femmes et du sexe, mais d’un homme qui essaie de s’en sortir alors que tout part en vrille autour de lui. Et c’est Eddie Nero qui le dit.

Ce n’est d’ailleurs pas le seul passage introspectif/explicatif que les scénaristes offrent à Hank dans cet épisode. Entre Becca qui lui fait remarquer qu’il vit comme le Bukowski du pauvre et Karen qui met en avant le fait qu’il n’a plus rien s’il ne parvient pas à être un bon père, Hank avait peut-être besoin qu’un acteur limite psychopathe lui explique à quoi sa vie ressemble.

En tout cas, nous en sommes à la mi-saison et plus rien ne va. L’avocate abandonne, l’actrice abandonne, la famille a déjà abandonné… Mais c’est le moment de renverser la vapeur et cela viendra de Karen qui va enfin nous expliquer pourquoi après tant de temps elle est toujours dans le coin, et pourquoi, même aujourd’hui, elle continue de le défendre. Ce qu’elle ne dit pas, c’est pourquoi elle est encore surprise quand Hank commet le pire.

Bref, Lawyers, Guns and Money met les choses à plat, offrant aux personnes qui entourent Hank l’opportunité de se rappeler pour quelles raisons elles sont toujours là et qu’il faut qu’elles le soutiennent, car cette fois il pourrait ne pas remonter la pente.

À côté de ça, Marcy passe la journée avec Stu. Difficile de savoir où cela est censé aller, mais cette saison n’étant pas très généreuse avec les Runkle, avoir une storyline avec plus de légèreté et une pointe de nostalgie, comme dans cet épisode, nous évite la dose de mauvais gout devenue trop prononcée ces derniers temps.

Probablement trop didactique et pas forcément logique de bout en bout, cet épisode a le mérite de faire le point sur la vie de Hank sans trop plonger dans la complaisance. Il y avait l’opportunité de faire plus profond, mais au moins, ça ne devient pas graveleux. On est au milieu, ce qui fait que l’ensemble manque un peu de force et finit par ressembler à une transition, Hank se devant désormais de remonter la barre.