Hank apprend que le procureur veut faire de lui un exemple et qu’il risque ainsi 3 ans de prison. Charlie le pousse à se plonger dans l’écriture du scénario, mais il pense plutôt à reconnecter avec Becca, ce qui ne va pas très bien tourner.

Ce début de saison de Californication semble être pris entre une volonté certaine d’emmener Hank dans une nouvelle direction et un désir de conserver l’ambiance traditionnelle du show, avec ses excentricités, son humour, et son sens de la provocation devenu plutôt commun.

Cela dit, rien ne parait pouvoir empêcher Hank de sombrer. Malgré les détours que lui offre l’épisode, il ne va pas parvenir à repousser très longtemps l’ombre qui s’étend de plus en plus sur lui. Il a perdu Karen et, dans un sens, il peut s’en remettre, le couple n’ayant fait qu’alterner les moments de crise avec les périodes de fausse insouciance. Par contre, réaliser qu’il pourrait perdre Becca lui donne un coup bien plus violent, car il n’a jamais pensé que cela pourrait arriver.

Hank va donc être réuni avec sa fille, le temps de se rendre compte de ce qui a été brisé. Après ça, il va juste naviguer en aveugle dans un univers familier où abrutis et nymphettes gouvernent et où ses vices – l’alcool et le sexe – lui permettent d’évoluer par automatismes. Ces passages sont devenus une véritable routine pour la série et, ici, ils servent presque autant à faire de la mise en place qu’à faire du remplissage. La répétition de la scène où Hank arrive chez Charlie illustre d’ailleurs à quel point le détour n’était rien de plus qu’un moyen de l’emmener jusqu’au bout de l’épisode, de l’enfoncer un peu plus vers une conclusion à la douloureuse mélancolie qui nous rappelle que Californication peut aussi avoir de la substance.

Quoi qu’il en soit, ce second épisode poursuit donc les mises en place et, à côté de la misère de Hank, on nous fait comprendre que Marcy pourrait être enceinte. L’impact que cela aura sur Charlie devrait être intéressant, surtout qu’il passe son début de saison de façon plutôt euphorique – étrangement.

La vie tumultueuse d’Hank Moody et de ses amis est en pleine mutation dans un univers qui, lui, est relativement constant et peu enclin à changer cela. Il en ressort un mélange de tonalités qui parvient à fonctionner, mais qui mériterait d’être moins marqué afin d’offrir plus de nuances aux personnages secondaires.