Abby annonce à Hank qu’étant donné leur relation, elle doit lui trouver un autre avocat. Elle le présente alors à son patron qui les invite à une partie de golf. Stu et Marcy demandent à Charlie de les accompagner chez Showtime où ils vont tenter de vendre un pitch pour une série basée sur la vie de Marcy.

Cette quatrième saison de Californication semble arriver au point où Hank est de nouveau sur pied, mais n’a plus de direction. Basiquement, les choses vont un peu mieux pour lui et il est redevenu la catastrophe ambulante sur le point d’exploser qu’il aime tant être.

Mais avant que tout ne parte encore en vrille, le voilà qui va se perdre dans une histoire bouche-trou à l’humour poussif qui parvient certes à être efficace au début, mais qui finit par devenir plutôt lourd. Cela implique Alan Dale, une partie de golf, et des blagues anatomiquement mal placées. C’est d’ailleurs presque trop facile. Hank est forcé dans un univers où il n’a pas sa place et il se contente de faire le pitre au détriment d’un avocat qui ne saisit pas vraiment ce qui se passe. L’ensemble servant d’excuse pour justifier le fait que l’écrivain ne puisse pas coucher avec son avocate après cet épisode. Suivante ! Donc…

Du côté de Charlie, Marcy et Stu débarquent de nulle part avec une idée saugrenue à la commodité effarante qui n’a pour but que de montrer que Charlie est toujours là pour le bien de sa femme. Cela dit, le coup de faire une série pour Showtime est juste absurde, alors espérons qu’il y a derrière ça quelques idées intéressantes qui ne demandent qu’à être utilisées pour éviter que l’on tombe de nouveau dans la débâcle que fut le tournage du film porno de la saison 2.

Pour finir, Karen continue de fréquenter Ben « l’artiste » et Hank déteste cela autant qu’il le peut. De toute façon, comme la majorité des intrigues à tendance sentimentale de cette saison, il est bien trop évident qu’avec Ben, il s’agit surtout de faire passer le temps ; Karen laissant de plus en plus Hank revenir dans sa vie. Pour que ça reste crédible, il faut dès lors faire un peu de remplissage.

The Recused n’est donc pas un épisode très inspiré. Il s’appuie trop sur l’immaturité de ses protagonistes pour entretenir l’humour et ne se retient pas de nous le faire savoir. Un aveu qui ne pardonne pas la paresse scénaristique qui mène Charlie et Marcy dans les locaux de Showtime. Espérons que l’on retrouve rapidement la couche plus sombre qui offrait à la première partie de saison une tonalité plus intéressante et propice au développement des personnages.