Californication - Verities & Balderdash (3.03)

Hank se rend avec Becca à la soirée automnale annuelle du département d’anglais qui a lieu chez Dean Koons et son épouse Felicia. Alors que sa fille retrouve son amie Chelsea, Hank flirte avec son étudiante Jackie et Felicia, avant de se retrouver à consoler son assistante Jill. Pendant ce temps, Charlie essaie de reconquérir Marcy, après avoir signé un nouveau client à l’agence, Rick Srpingfield.

Hank Moody et les femmes de sa vie. La première fait une apparition éclair via une conversation téléphonique. Karen est toujours à New York, alors Hank essaie du mieux qu’il peut de s’occuper de l’autre plus importante femme de sa vie, Becca. Sur cette dernière, on va justement en apprendre plus au cœur de cet épisode, plus calme, mais pas pour autant moins mouvementé.

Il faut dire que Hank est un aimant à femmes. On jongle entre Felicia, femme du Dean, et Jackie étudiante strip-teaseuse. Il flirte agréablement avec la première, et tout ceci ressemble à un jeu sans danger pour eux, alors que ce n’est pas tout à fait innocent avec Felicia, semblant frustrée par un mari qui préfère ses soldats de plomb à elle. Depuis le début, il est évident que notre écrivain préféré lui plait, et le doute n’est plus permis après cette petite soirée.

L’occasion, quand même, d’y mettre un peu de profondeur, quand les deux parlent de leur fille. Felicia, sans le savoir, vit une situation similaire que celle que connaît Hank. Becca parle pourtant de son père, de sa mère. Cette relation de va-et-vient amoureux l’a un peu déglingué, mais qui ne l’aurait pas été ? L’ironie, c’est que si la jeune Moody fume, elle ne couche pas. Si l’héritage familial peace and love coule dans ses veines, elle semble être sur une meilleure pente que Chelsea, qui a tout pour être stable, sauf peut-être une affection parentale qu’il est difficile de ressentir. Bref, Chelsea s’annonce assez dépravée, prête à fournir champignons à son amie, et lui trouver des compagnons pour des parties de jambes en l’air. Pas étonnant que Hank soit suspicieux.

Le paternel ne peut pas constamment surveiller la prunelle de ses yeux, qui pour une raison inconnue, doute de l’amour de son papa. Surtout quand il se retrouve à consoler (et plus, si affinités), Jill, le cœur meurtri par son pompier qui n’a même pas daigné téléphoner pour prévenir de son absence. Hank enchaine donc au cours de cette soirée les discussions sur la femme, offrant sa vision de cette beauté terrestre qui lui fait fondre le cœur, et explique ses aléas amoureux en même temps que la force de son attachement à Karen, dont l’absence, même là, se fait sentir.

En tout cas, Hank est plus chanceux que Charlie, qui, quand il semble enfin progresser avec Marcy, fout tout en l’air, tout seul comme un grand, cédant à des avances répétées de Sue. Pas de surprise ici, mais cela occupe peu de place dans l’épisode.

Verities & Balderdash est un peu à l’image de Hank. Plus soft, plus poétique, mais conservant l’extravagance, la légèreté et le ton décalé de la série.