Californication - Wish You Were Here (3.01)

Avec Karen à New York, Hank doit s’occuper du Becca plus indépendante et rebelle. Charlie a retrouvé un travail d’agent, mais son divorce avec Marcy ne se fait pas dans la douceur.

Cette saison, Showtime nous l’a vendu avec un Hank Moody professeur. Autant dire qu’avec une accroche pareille, on s’attend au pire – et donc au meilleur – de l’écrivain. Mais, avant de le voir enseigner, il va falloir qu’il se trouve le travail, car, en toute logique, ce n’est pas dans ces plans.

Il faut dire qu’avec Karen au loin, le rôle de père prend pas mal de temps, surtout que Becca s’émancipe à la façon Moody : en piquant l’herbe de son père, et en la fumant avec sa nouvelle amie, Chelsea.

La mère de la copine n’apprécie pas forcément de voir rentrer sa fille défoncée chez elle, mais quand les deux jeunes demoiselles semblent bien liées, autant essayer de sympathiser avec le paternel. Voilà comment on se retrouve autour d’une table, façon Californication.

Tout ce cirque permet de nous introduire en un temps record pas mal de protagonistes : le couple Koons (Embeth Davidtz et Peter Gallagher), parents de Chelsea – elle est professeure, il  est doyen de l’université, et déjà pas ami avec Hank, suite à une petite confrontation vélo-voiture ! ; un écrivain-futur-professeur avant sa rencontre avec Hank qui va pimenter la soirée ; la charmante Jill Robinson (Diane Farr) qui égaie aussi le repas de Moody, mais pour une fois, qui résiste un peu à son charme. C’est rafraichissant !

Autant dire qu’on commence assez fort, avec tout ce qui fait l’identité du show, ses qualités et ses défauts. Ces derniers, comme la saison passée, ressortent en compagnie de Charlie, qui ne pourra pas faire pire qu’une histoire de porno, mais qui n’a pas encore retrouvé la route de la qualité. Il faut dire que s’il est de nouveau agent, sa patronne (Kathleen Turner) est suffisamment allumée pour rendre le peu que touche Charlie de mauvais goût. Pour ne pas aider ses affaires et ses finances, il n’arrive pas à trouver quelqu’un qui veut bien du dernier livre d’Hank. Cerise sur le gâteau, le divorce avec Marcy se fait dans la douleur. La vie de Charlie est tout aussi pimentée que celle de notre écrivain préféré, et si on n’est pas au sommet de l’art du personnage, qu’on a encore un arrière-goût des mésaventures passées, cela ne peut que remonter.

Pour boucler ses trente minutes bien pimentées, une conversation téléphonique entre Hank et Karen, histoire de mettre un peu de douceur dans le monde chaotique et réjouissant de Californication.

Critique précédemment publiée le 15/09/2009.

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CaroleC
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