Californication – Zoso (3.04)

Becca développe un nouveau et plus adulte sens de la mode qui désoriente Hank. Ce dernier décide d’aller voir Jackie au strip club pour la convaincre de retourner en classe.

À sa façon, Hank s’enfonce dans les ennuis. Pour le moment, il gère plutôt bien le passage d’une femme à l’autre, de Felicia à Jill pour finir la nuit avec son ancienne étudiante Jackie. Moody n’a, comme à son habitude, rien à faire, elles viennent à lui, mais bien sûr, il ne repousse personne. Ce ne serait pas vraiment normal autrement.

Hank peut tenter de bien faire, qu’il s’agisse de dire non à Felicia ou de vouloir pousser Jackie à retourner en cours, il a un don pour que la situation tourne à son avantage, tout en l’entrainant forcément vers des eaux qui commencent à se révéler dangereuses. Quand les trois femmes qui ont un faible pour sa personne se retrouvent dans la même pièce, à lui faire de l’œil, autant dire que l’on a des difficultés à ne pas imaginer tout ceci lui exploser à la figure.

Et pourtant, une petite discussion avec Karen suffit pour nous montrer que Hank n’est pas si heureux. Cela nous rappelle alors la psychologie bancale de notre écrivain, le pouvoir de la mère de Becca, et qu’il a beau donner le change, le Moody, il broie quand même un peu le noir, et se sent coupable. Les changements de garde-robe de Becca ne doivent pas trop l’aider. Il voit sa fille grandir, ne pouvant alors être qu’un simple spectateur forcé de s’adapter, et il est là, face à l’adolescente et ses humeurs, seul, alors que Karen est au loin.

Pendant ce temps-là, Charlie et Marcy ont enterré la hache de guerre pour mieux se séparer. Mais tout ce qui touche à l’agent littéraire n’est pas empli de poésie, et on ne fait pas exception. Entre Sue Collini – qui ne doit même pas connaître la définition du mot sobriété – et le tampon dans les toilettes à la visite de la maison, on est servi. Toujours plus soft que ce qu’on a pu avoir. Mais j’avoue qu’une minute de répit pour Charlie, une vraie, je n’aurais rien contre. La question est de savoir si le batifolage de fin avec Marcy va nous y conduire ou non. Vu leur façon de jouer au chat et à la souris, c’est difficile à prévoir.

Comme souvent, l’ambiance de l’épisode est à l’image de l’humeur de Hank. Et si le monsieur s’amuse quand même, trouve le moyen de se faire frapper, et n’a même pas à lever le petit doigt pour trouver une conquête, la mélancolie de l’écrivain se fait doucement ressentir.