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Dimanche 8 janvier 2012 à 12:00 | 10 commentaires | | | |

Camelot : Le jeune Arthur et la sorcière (Série Complète)

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À la mort du roi Uther Pendragon, Merlin va chercher l’héritier du trône, Arthur, qui a été élevé loin de sa famille. Sa demi-sœur, Morgan, compte prendre le pouvoir, par la force si nécessaire.

Starz donne le jour à une nouvelle série basée sur la légende arthurienne. Cette fois, Arthur a été élevé loin de ses parents, ignorant même leur réelle identité jusqu’au  jour où le sorcier Merlin vient le trouver pour le mettre sur le trône.

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L’idée de base est de raconter l’histoire dans un style à destination des adultes que vise la chaine. Les thématiques sont donc classiques, mais possèdent quelques twists pour rendre l’ensemble légèrement plus violent et sombre.

Malgré cela, l’écriture de la série manque sérieusement de maturité et on se retrouve sans trop tarder à avoir des affaires de cœur entre adolescents avec un roi Arthur qui est un enfant gâté qui veut avoir la femme de son meilleur ami.

Le départ affichait de l’ambition, mais il n’aura pas fallu longtemps pour se rendre compte que ce n’est pas spécialement vers Arthur qu’il faut se tourner pour les voir se réaliser. À la place, ce sont Morgan et Merlin qui captent toute l’attention, jouant dans des sphères plus subtiles où la morale n’est pas vraiment importante.

Camelot a alors un problème d’équilibre entre ses personnages, une bonne moitié étant sous-exploité ou dispensable, mais il se trouve que les intrigues dans lesquelles ils sont plongés ne vont pas aider à compenser cela. Au contraire, car même les meilleures seront handicapées par la simplicité ou le ridicule de certaines situations. Une limitation clairement budgétaire s’ajoute également au tableau pour contraindre tout le monde à plus ou moins tourner en rond dans les décors limités qui sont utilisés.

Cette série n’est pourtant pas la seule à ne pas avoir les moyens pour aller au bout de ses idées. Le souci est qu’ici, Jamie Campbell Bower – qui tient le rôle d’Arthur – n’est pas particulièrement inspiré et impose une dynamique anémique à un univers qui est bâti tout autour de lui. Joseph Fiennes et Eva Green jonglent de leurs côtés avec de bonnes idées et des bouts de mythologies qui sont frileusement développés, ce qui installe une irrégularité dans le ton et la narration qu’ils ne parviennent pas toujours à compenser. Peter Mooney et Claire Forlani, respectivement Kay et Igraine, le frère et la mère du roi, n’auront même pas la chance d’en dire autant, car ils sont envoyés dans l’ombre des autres dès le départ. Le personnage d’Igraine sera quand même utilisé à la fin, ce qui fera que la participation de son interprète ne sera pas totalement anecdotique.

Les problèmes de cette première et dernière saison de Camelot sont nombreux et ce qui fonctionne n’est pas suffisant pour offrir une réelle compensation. Le résultat final est donc plus que moyen et le visionnage finit par devenir pénible avec certains épisodes. Il est  dommage de voir le gâchis qui a été fait.

Le générique

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Première publication le 4 août 2011.

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