Arthur et ses chevaliers se rendre au Castle Pendagron suite à une invitation de Morgan. La fête tourne court quand le château se fait attaquer.

Après avoir offert quelques paysages la semaine précédente, Camelot revient à ses bonnes vieilles habitudes de décors limités. Ils le sont tellement que nous allons rapidement nous retrouver coincés à Castle Pendagron. L’idée reste simple : tout le monde dans le même lieu pour jouer des tensions et des secrets.

Morgan reste une hôtesse de qualité, allant même jusqu’à fournir des femmes qui dansent seins nus (ou presque) et qui couchent avec les chevaliers de son frère ! Nourriture, divertissement et sexe. Pour que le tableau soit complet, une dose de violence – pour le plaisir de quelques hommes – viendra perturber cette charmante soirée.

Morgan fait donc exactement ce qu’on attend d’elle : des regards noirs, quelques sourires machiavéliques, et impose une menace. Si seulement The Long Night avait eu la judicieuse idée d’au moins prétendre pendant quelques minutes que c’était plus que cela, voire même que la sœur du roi exploitait une situation imprévue à son avantage, le déroulement aurait pu se montrer plus intéressant. En plus de ne faire que répéter autour de dynamiques déjà imposées par les précédents épisodes, un manque de rythme et une absence de surprise rendent l’ensemble peu pertinent. Merlin est comme à son habitude suspicieux, et enchaine bonnes et mauvaises lignes de dialogues. Comble de tout, la série nous prive d’une bataille finale qui aurait pu justifier l’attente.

Il faut donc se tourner vers quelques chevaliers enjoués et prêts à se battre pour dynamiser ponctuellement la longue nuit. Sans oublier non plus Igraine, un personnage d’une sobriété et d’une maturité presque étonnante dans la série, soutenue par une Claire Forlani qui possède les mêmes qualificatifs que son personnage.  La finesse a un visage à Camelot, dommage que tout le reste autour soit d’une telle grossièreté.

L’épisode n’a donc pas grand-chose à offrir, mais toute cette mascarade a au moins le mérite de nous mener quelque part qui devrait en se résolvant établir la réelle confrontation entre Arthur et sa sœur – pour le moment inexistant, car il faut être deux pour cela !  C’est en tout cas dans ces dernières scènes que The Long Night interpelle le plus, et trouve même le moyen de susciter de la curiosité.

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CaroleC
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