Arthur apprend que Guinevere voyage seule pour voir son père et décide de la retrouver pour l’accompagner. Morgan doit imposer sa loi, mais sa tâche est compliquée quand quelqu’un de proche d’elle est accusé. Merlin part en compagnie de Leontes, Kay et Gawain à la recherche des livres de Ector.

Ce nouvel épisode de Camelot se divise en trois parties bien distinctes, dont l’absence de connexion – si ce n’est la distance géographique – peine à fournir une cohésion.

Il n’y a aucune surprise à constater qu’où se trouve Merlin se déroule les évènements les plus intéressants. Le sorcier part en voyage avec Leontes, Kay et Gawain dans le but de ramener les livres de Ector à Camelot – pour participer à construire une image au château. La route fournit la possibilité de s’intéresser aux croyances des hommes, à leur personnalité, et aux pouvoirs de Merlin. Après tout, si Morgan embrasse la noirceur (ou en tout cas, elle le fera), il faut aussi que son adversaire puisse être à la hauteur de la confrontation. Ainsi, Merlin fait ses premiers pas vers la paix avec la magie qui l’habite et qu’il se doit d’apprendre à complètement contrôler. C’est principalement dans ses échanges avec les trois hommes que le magicien prend corps, en mettant des mots sur ses peurs et son addiction magique.

De son côté, Morgan cherche toujours à consolider son pouvoir, en imposant sa justice sur le peuple. En se montrant à la fois juste, mais aussi sans concession, elle affirme sa position auprès d’un peuple qui donne alors une valeur précieuse à ses ordres. Sans trop de surprises, elle rencontre un obstacle quand une femme vient accuser Sybil d’être responsable de la mort de sa fille. De nouvelles évocations du passé sont faites, mais il apparaît que ce n’est clairement pas une direction dans laquelle la série veut s’orienter actuellement. En attendant, Morgan parvient quand même à fournir quelques étincelles à ce qui se déroule, devant trouver une solution. Entre humanité et femme déterminée et prête à tout, la complexité du personnage (à l’image de Merlin) donne un peu  d’intérêt – et Sybil s’inscrit parfaitement dans ce tableau – à ce qui se passe qui, à l’inverse du personnage, se montre peu fouillé et trop évident.

On ne peut par contre pas dire qu’une once de subtilité anime Arthur ou Guenievre. Leur voyage nous ramène alors cette romance inachevée, inassouvie et sans charme sur les devants de la scène. Sans aucune subtilité, l’épisode amorce leur rapprochement en jouant la carte émotionnelle – Arthur étant celui présent en ce moment difficile pour Guenievre, et non son mari. Ni ardeur, ni passion, juste des dialogues peu inspirés, qui ne sont certainement pas sauvés par les belles images que l’épisode délivre.

Three Journeys est exactement le genre d’épisode tout à fait dispensable, tout particulièrement dans une saison qui n’en contient que 10. Quelques interactions parviennent à attirer l’attention, mais l’ensemble souffre d’un manque de consistance et d’une absence de rythme.