Canterbury’s Law – Pilot (1.01)
Elizabeth Canterbury est une avocate de la défense, elle doit prouver l’innocence de son client, Ethan Foster, mais rien ne semble vouloir aller dans son sens. Elle est persuadée que Scott Jasper, le père de la victime est le coupable, mais ne pouvant prouver qu’il battait son fils, elle n’a pas les moyens de le faire comparaitre.

Canterbury’s Law est la nouvelle série judiciaire de la FOX qui s’intéresse à une avocate de la défense prête à tout pour gagner. Rien de bien original dans le pitch de base de la série. D’ailleurs, ce genre n’a, dans la forme, plus beaucoup de secrets. C’est donc autre part qu’il faut se démarquer, et c’est, dans la majorité des cas, vers les personnages qu’il faut se tourner.

Avec Dennis Leary et quelques un de ses associés sur Rescue Me à la production, on n’est pas très surpris de découvrir les traits de caractères d’Elizabeth Canterbury – ni la présence de James McCaffrey au générique. D’ailleurs, ce premier épisode n’a qu’un but, nous la présenter. On découvre dès la première scène qu’elle trompe son mari. Ça a le mérite d’être clair. On apprendra par la suite qu’elle a perdu son fils, ce qui va expliquer, rétrospectivement beaucoup de choses sur ses réactions.

Ce premier épisode va aussi s’intéresser à son associé et ami, Russell Cross. La relation qu’il entretient avec Canterbury semble destinée à être importante dans le déroulement des affaires, comme c’est le cas ici. À côté, les deux autres employés travaillant pour la firme sont grossièrement dégrossis, mais il n’y a pas la place pour en dire plus.

Globalement, l’épisode est calibré pour nous montrer l’avocate réagir dans des situations clés, permettant ainsi de mieux cerner son raisonnement. De ce côté-là, c’est assez bien écrit. D’ailleurs, côté juridique, il n’y a pas trop à redire. On est plus prêt du style Law & Order que d’Elie Stone, pour faire une comparaison plutôt actuelle.

Ce pilote est assez efficace dans sa mise en place du contexte, et est assez explicite sur ce que sera la série. À défaut d’être très originale, à cause de son sujet, on comprend assez bien qu’il ne faut pas non plus s’attendre à ce que ce soit trop gentillet. Il y a bien sûr le fait que la série soit diffusée sur un Network, ce qui risque de limiter certaines possibilités dans ce qui peut être fait, mais la case horaire devrait permettre suffisamment de liberté pour que l’on ne tombe pas dans la facilité.

Pour les amateurs de séries judiciaires, avant tout, Canterbury’s Law peut-être une série prometteuse, si elle ne tombe pas dans la facilité et le larmoyant facile.