Lucy est en route pour son entrainement sur Gemenon, mais le voyage tourne mal. Amanda continue d’espionner Clarice pour Duram, les deux se trouvant dans des positions périlleuses. Les conflits sur Tauron créent des oppositions entre les frères Adama et le Guatrau. Daniel cherche à perfectionner l’avatar d’Amanda, voyant son existence être mise en péril par le Ha’la’tha.

Syfy a déprogrammé les derniers épisodes de Caprica, les repoussant à 2011, mais ce n’est pas le cas au Canada, où la chaine Space a donc poursuivi la diffusion. Pour le coup, cette fin de série sera traitée ainsi : les épisodes 14 et 15 (ceux en question aujourd’hui) ensemble, de même pour les 16 et 17, et une critique pour le tout dernier épisode. Question publication, il n’y a pas de jour fixe sur le calendrier, cela étant aussi sujet à mon emploi du temps, tout en travaillant pour rester assez près de la diffusion.

Enfin, passons à ce qui nous intéresse dans le cas présent, soit les épisodes en eux-mêmes.

« Blowback » (1.14) laisse une nouvelle fois les Adama de côté, se focalisant avant tout sur Lacy et l’enquête policière en cours. Daniel aura le droit à quelques scènes, avant tout pour le placer dans une position plus que dispensable pour le Guatrau, mais cela trouvera plus écho dans l’épisode suivant, où Joseph l’orientera pour qu’il réalise le danger dans lequel il se trouve.

Quoi qu’il en soit, Lacy s’envole pour Gemenon, mais sans trop d’étonnements, cela ne se passe pas comme prévu, le vaisseau étant détourné en cours de route. Si cette partie est clairement là pour fournir une dose d’action, elle est aussi d’une banalité déconcertante, que ce soit dans son orchestration ou son but. L’exercice en place est un peu trop classique pour réellement se montrer utile, à l’exception possible de la relation entre Lacy et un de ses compagnons de route. A l’arrivée, il y a surtout à retenir la présence d’un Cylon sur Gemenon.

Pour le coup, il faut se tourner vers Amanda et Duram pour la partie la plus intéressante de l’épisode, même si elle joue aussi sur des mécanismes scénaristiques trop rôdés pour complètement surprendre. Cela n’empêche aucunement Duram – qui n’aurait pas du rester si éloigner de la série pendant si longtemps ! – d’être un personnage suffisamment consistant pour que l’ensemble parvienne à se doter d’une certaine solidité.

Cela va par ailleurs avoir de fâcheuse conséquence pour lui dans « The Dirteaters » (1.15). Il a démasqué la fuite dans la police, mais il l’a fait en s’exposant, ce qui a pour résultat de le placer dans une position précaire, au vu du statut de l’homme qu’il doit faire tomber. Dans tout cela, Amanda est finalement laissée à elle-même, et se voit attribuer quasiment aussitôt un nouveau but. Il faut espérer quand même que Duram reviendra dans la partie, pour éviter que cette histoire ne se conclut de façon si bâclée et avec si peu de pertinence.

En attendant, Zoe et Tamara se sont forgé une réputation à New Cap City qui s’étend jusqu’au monde réel, attirant alors Daniel Graystone vers sa fille. On aurait pu s’attendre à ce qu’il garde cela pour lui, mais il le révèle à sa femme, ce qui va clairement pousser le couple à partir à la rencontre de Zoe, et finalement permettre une possible réunion des Graystone.

Tout ceci n’occupe pas non plus beaucoup de temps dans l’épisode, qui est orienté vers les frères Adama – enfin ! -, épaulés par des flashbacks. Finalement, à l’image de quasiment tout le reste, Sam et Joseph se voient attribuer une nouvelle direction pour la fin de la saison (et série), si ce n’est que l’épisode fournit des développements plus riches et poussés, justifiant leurs motivations et leurs choix à l’aide de leur historique Tauron. Les convictions sont au cœur de la famille, les poussant au sacrifice, mais aussi à l’action, plus que n’importe quoi d’autre. Les liens des deux frères se sont donc forgés dans la tragédie, mais cela place leur relation à une échelle différente, et montre la force de caractère de Joseph, un aspect de sa personnalité clairement dissimulé, exprimant moins que Sam, mais se montrant à l’arrivée celui qui peut changer la donne.

Il n’y a pas trop de doutes que la série place ses protagonistes pour sa fin de saison, tout en trouvant encore le moyen d’étirer certaines situations. Il y a ainsi du bon et du moins bon, ce qui est clairement une constante dans Caprica.