Le gouvernement de Caprica met la pression à Daniel pour qu’il produise des Cylons. Pour que cela arrive, Le MCP doit être remis à zéro, détruisant alors l’avatar de Zoe. Cette dernière doit alors s’évader plus tôt que prévu, et son amie Lacy a des difficultés à lui fournir l’aide nécessaire la poussant à prendre des décisions désespérées. Pendant ce temps, Joseph est consumé par sa quête de retrouvé Tamara.

Caprica touche à la fin de sa première partie de saison, la suivante n’étant diffusée que dans quelques mois. Ainsi, en toute logique, il nous fallait un épisode d’envergure, pour s’assurer le retour du spectateur le moment venu.

Personnellement, je sais que je serais là (et pas seulement parce que je fais les critiques), mais cela n’est pas non plus véritablement lié aux évènements qui se déroulent dans l’épisode, ce dernier ne se révélant pas aussi bon que je l’aurais voulu.

Nous avons le droit à quelques raccourcis et scènes bâclées pour faire progresser plus vite que naturel certaines intrigues. C’est ainsi qu’en très peu de scènes, Joseph Adama est éliminé du V-World, le tout étant complètement insatisfaisant quasiment dans son ensemble. La révélation sur l’identité de son guide n’est pas une surprise, dès sa rencontre avec Tamara, il est facile de faire le lien, mais l’information n’est aucunement exploitée. Tout comme la confrontation père et fille, complètement bâclée. Après tout ce qu’il a fallu traverser avec Adama, c’est clairement décevant.

En fait, alors que la série a passé beaucoup de temps à s’installer, et clairement à poser des prémices, cet épisode fait tout l’inverse, nous menant à des conclusions en passant outre certains développements qui auraient donné toute leur consistance aux intrigues. Ainsi, quand Daniel décide d’accélérer le processus pour la production des robots une fois qu’on lui change sa date butoir, on semble passer outre les éléments développés dans le précédent épisode, seulement présents à l’aide de quelques regards (encore une fois, merci à Eric Stoltz d’être si talentueux). Tout va trop vite, nous menant aux éternelles disputes entre Zoe et Lacy. Le même refrain, le même chantage. La future évasion du Cylon s’annonçait méthodique, elle sera précipitée, entrainant la perte d’un personnage, de façon abrupte. Une scène à deux tranchants, illustrant à merveille le caractère de Zoe et son inconscience (d’elle-même et du corps dans lequel elle se trouve), mais semble aussi être là pour éliminer un problème (scénaristique).

Lacy est peut-être celle qui souffre le moins des raccourcis pris, étant là contre son gré, par remords, par acquit de conscience. Pour des tas de raisons qui ne valent aucunement qu’elle traverse tout ceci, mais elle le fait quand même. Ainsi, que cela soit hors de son contrôle parait plus naturelle. Barnabas la manipule, ce qui est en soi logique, pour atteindre Sister Clarice, qui pourra presque voir une possible intervention divine – incarnée par Amanda Graystone, dont la dépression galopante va l’entrainer à des extrêmes – quand elle va avoir la vie sauvée in extremis.

Tout ceci fait de End of Line un épisode où l’on progresse singulièrement, ce que j’attendais, mais qui ne le fait pas de façon réfléchi. Pour ce final, il y a une volonté d’orchestrer tous les protagonistes, empêchant alors de véritables approfondissements à cause de trop gros nombres d’enjeux mis en scène. Ce n’est donc pas une réussite dans son ensemble. La fin, elle, a le mérite de nous laisser dans le doute sur ce que la suite nous réserve.