Étant de nouveau à la tête de Graystone Industries, Daniel a repris ses recherches, cherchant à créer la parfaite copie de sa femme. La situation politique sur Tauron agite Sam, le poussant à agir sans l’approbation de son patron. Amanda lutte pour obtenir la confiance la famille Willow.

Le travail reprend pour Daniel Graystone, décidé à donner le jour à une copie parfaite de sa femme, mais clairement bloqué par ses limites imaginatives. La question ne sera pas tant d’aller au bout du processus, mais de faire un bilan sur l’homme qu’est devenu Daniel Graystone. Avec une fille morte, une femme refusant de revenir chez eux, et une association d’affaire l’ayant entrainé sur une route qu’il n’avait sûrement pas imaginée, Daniel est aujourd’hui un homme affaibli, même après avoir retrouvé son entreprise. La frustration devant son incapacité à recréer Amanda est à l’image du lieu où il parait se trouver : nulle part. Daniel est donc à la recherche de son ancien lui, si on peut le dire ainsi, et cette quête doit se faire par quelques acceptations. Malheureusement, si c’est un constat nécessaire pour l’évolution, ce n’en est pas un qui se montre surprenant ou complètement utile, Daniel ne faisant simplement que se confronter à ce que nous savons déjà.

Cette recherche – professionnelle et personnelle – ne touche pas que Graystone, mais aussi les Adamas, tout particulièrement Sam. Joseph parait être sur une route tranquille, entre acceptation de ce qu’il est devenu et construction du futur avec Evelyn. On sait qu’il va y avoir du changement, du moins sur le plan carriériste, mais nous n’en sommes clairement pas là. Pour Sam, c’est toute autre chose, vu qu’à l’image de son frère en première partie de saison, c’est une lutte identitaire qui s’exprime, dans le sens inverse, vu qu’il est beaucoup trop attaché à ses racines, et à son monde natal. Ainsi, les conflits sur Tauron enflamment le patriotisme qui l’habite, ce qui ne se fait pas sans reproches, surtout pour son mari. Pire que cela, Sam est décidé à aider en envoyant des armes, agissant dans le dos de son supérieur, et faisant ainsi naitre une opposition qu’il va devoir lui-même régler. Rien à redire en tout cas sur l’utilisation du Cylon – si ce n’est un questionnement sur la façon dont il lui obéit, mais c’est un détail technique. Cette résolution permet en tout cas de nous rappeler que les toasters sont toujours dans le coin, et reste des machines à tuer on ne peut plus efficaces.

Du côté d’Amanda, on traine un peu des pieds, jouant avant tout sur la difficulté d’intégration dans le foyer Willow. Les scènes avec l’agent Duram sont en tout cas celles qui donne une véritable saveur à cette storyline, les interrogations personnelles d’Amanda étant à l’image de celle de son mari, bien qu’avec une mise en pratique plus habile. Le problème est clairement que l’on tourne un peu trop autour du pot, jouant avec des constats qui ont déjà été établis – peut-être pas aussi directement, c’est possiblement la seule différence. En bout de route, Amanda parvient à gagner sa place – temporairement – dans la maison, en espérant que tout ceci la mène quelque part.

Cet épisode de Caprica joue donc un peu de la redite, mélangeant ainsi des situations peinant à progresser avec des développements psychologiques d’une richesse inégale. À croire que personne ne veut appuyer sur la pédale d’accélérateur de la série …