Caprica - Gravedancing (1.04)

Daniel se prépare pour apparaître dans Backtalk with Baxter Sarno, malgré les protestations d’Amanda. Sam attend le bon moment pour exécuter le souhait de son frère. Le GDD se lance dans des raids et des recherches pour trouver des preuves entre l’attaque et les Soldiers of the One, alors que Lacy pousse Keon à l’aider à réaliser la dernière volonté de Zoe.

Suite à la pression médiatique, Daniel Graystone se prépare pour son apparition télévisuelle, évènement pivot pour l’entreprise et sa vie de couple, qui s’il sert bien les intérêts des deux protagonistes phares, aide aussi à faire ressortir tous les autres défauts.

Actuellement, tout se bâtit donc autour d’un seul et unique évènement : l’attaque terroriste du train. Qu’il s’agisse des Graystone, des Adama, de l’enquête ou de Sister Clarice, rien n’est actuellement décidé à s’émanciper de ce point de départ qui offre des possibilités d’approfondissements psychologiques intéressantes, mais qui restreint aussi l’étendue de l’univers, coincé autour de cette idée.

L’épisode ne va donc réellement offrir du matériel qu’aux Graystones, aidés par l’intervention devant les caméras de Daniel, face à un Baxter Sarno maitrisant les blagues douteuses et d’une sobriété impressionnante (Patton Oswalt est parfait). L’intervention d’Amanda en direct va réellement faire progresser le couple, sa vision et doucement, ils acceptent la perte de leur fille, l’inconnue qui l’entoure et font avancer leur existence.

Mais dans cette histoire, ils sont les seuls. Joseph a des doutes légitimes sur sa décision de rééquilibrer la balance des pertes avec les Graystones, mais une telle action ne colle aucunement avec sa personnalité, et la mise en scène va légèrement tenter de jouer sur un faux suspense auquel on n’adhère jamais (sachant pertinemment qu’Amanda ne va pas mourir). La scène entre Bill et sa grand-mère se révèle à elle seule bien plus complexe et intéressante que tout le reste, nous exposant des coutumes et les comportements des Taurus. D’ailleurs, le dialogue dans le taxi entre Sam et Amanda complète bien cette approche et démontre qu’il y a beaucoup à dire culturellement parlant et il est alors dommage que la série ne semble pas réellement vouloir aborder ces questions de fronts.

Un aspect clairement confirmé par Sister Clarice dont le comportement obscur et les motivations qui le sont tout autant la rendent quasi inabordable. Son style de vie et ses convictions religieuses nous sont exposés, mais rien ne nous est expliqué. Qu’il s’agisse de la dynamique relationnelle entre ceux avec qui elle partage sa couche ou les codes régissant ses croyances, nous restons dans le flou.

C’est aussi dans cette situation que l’on se trouve avec Lacy, déterminée à exécuter les dernières volontés de sa meilleure amie (que l’on voit peu et c’est tant mieux) sans se poser de questions. La jeune femme a l’avantage de nous être sympathique, mais c’est un angle d’approche beaucoup trop maigre qui a intérêt à ne pas trop tarder à s’étoffer avant que le peu de curiosité qu’il suscite ne disparaisse.

Gravedancing est un épisode qui montre encore une fois toutes les possibilités de la série, mais qui échoue trop régulièrement dans sa mise en pratique. Seuls les Graystones s’affirment, quasiment tous les autres protagonistes souffrant clairement des silences dans lesquels ils sont plongés, car jouer avec des interrogations et des sous entendus à ce stade de la série n’est pas ce qu’il y a de plus judicieux.

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CaroleC
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