Caprica - Know Thy Enemy (1.06)

Tomas Vergis, rival en affaires de Daniel, le confronte au sujet d’un vol et de la mort de deux de ses hommes. Derrière ces menaces, Graystone est convaincu que Vergis dissimule son véritable but. Keon emmène Lacy rencontrer Barnabas Greeley, leader des Soldiers of the One. Clarice rend visite à Amanda Graystone pour accéder au laboratoire et mettre la main sur l’avatar de Zoe.

Au visionnage de Caprica, j’ai un sentiment qui persiste : je suis devant une série pleine de potentiel, mais qui n’arrive pas à décoller. Autant dire que c’est frustrant.

Cet épisode ne fait pas trop exception à cette règle, et comme ses prédécesseurs, met en place des éléments intéressants et offre à certaines intrigues une évolution. En parallèle, il y a aussi la mise en évidence qu’une partie des histoires ont soit changée de direction en cours de route, soit nous ont été mal exposés.

Dans ce registre, nous jonglons pas mal dans l’univers de Sister Clarice, où l’on commence à entr’apercevoir de quoi il retourne réellement (plus pour les autres que pour elle), mais cela ne se révèle pas en accord total avec ce que les épisodes précédents nous ont montré. Ainsi, la scène où Nestor la pousse à aller chez les Graystone se base sur une dynamique relationnelle en totale opposition à ce à quoi nous avions assisté avant. Les plans de Clarice ne sont à l’évidence pas les mêmes que le reste du groupe, seulement jusque-là, elle s’était révélé être plus celle qui, à son échelle, exerçait un certain pouvoir. Ici, on tend à nous exposer autre chose. Nous sommes encore trop dans le brouillard pour que cela se révèle concluant.

Cet épisode va d’ailleurs se donner la peine de nous introduire au fameux Barnabas, jusque-là évoqué, et sur lequel, grâce à Lacy et Keon, nous allons pouvoir associer le nom à un visage (celui de James Marsters). Tout ceci n’est rien d’autre qu’une mise en scène, cela ne ressemble même pas à une mise en place. La rencontre est là pour essayer de nous établir quel homme est Barnabas, mais il ne faudra pas grand-chose pour détruire l’idée que l’on peut avoir de lui, tout cela dépendra du développement qu’il aura. Entre nous, il serait temps que la partie religieuse de la série se pose et nous fournisse du concret, et Barnabas semble être l’opportunité à saisir pour cela.

Barnabas n’a pas beaucoup de temps d’antenne, mais cela n’est pas le cas de l’ennemi en affaires de Graystone, le tauron Tomas Vargis (John Pyper-Ferguson – Captain Cole « Stinger » Taylor dans la saison 2 de BSG). J’admets bien volontiers n’avoir jamais particulièrement creusé l’historique des colonies avec Battlestar Galactica, surtout qu’on ne peut pas dire que cette dernière se soit réellement donné la peine de se pencher sur la question, bien au contraire, mais il devient assez frustrant de limiter cela aux taurons et à leur code de conduite, qui semble être utilisés à la moindre occasion. Vargis a le droit à une introduction peu inspiré – l’ennemi juré en affaires est un classique – et on ne peut pas dire que le tout soit fait avec beaucoup de finesse.  Peu d’originalité dans cette histoire, qui à mon goût réussit à garder une certaine consistance grâce à ses acteurs, Eric Stoltz en tête.

Avec tout ceci, il reste assez peu de minutes à consacrer à Joseph Adama, qui demande à Evelyn de retrouver l’adolescent qui a sonné à sa porte. Une petite scène plus tard pour nous exposer une certaine attirance entre les deux, et nous avons fait le tour. Cela a le mérite de fournir des éléments de base pour la quête du père à la recherche de sa fille. On ne peut pas en dire autant de Zoe-Cylon-Avatar, qui décide de fréquenter dans le V-World, Philo, notre gentil docteur scientifique qui travaille sur elle toute la journée. Le personnage est suffisamment attachant pour qu’on puisse souhaiter le voir prendre une véritable place dans l’univers, mais on ne peut pas dire que cette direction soit celle que je souhaitais pour lui.

Know Thy Enemy possède donc une nouvelle fois des idées intéressantes, mais incarne assez bien les lacunes de ce début de série, qui n’arrive pas à complètement décoller. Il ne faudrait pourtant pas grand-chose pour que cela se produise, en espérant ainsi que cela ne va pas trop tarder à arriver.

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CaroleC
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