
58 ans avant l’anéantissement de la vie sur Caprica, un attentat va pousser deux hommes à tenter de faire revivre ce qu’ils ont perdu. Ainsi va naitre le premier Cylon.
Pour ceux qui n’auraient pas suivi, Caprica est une préquelle à Battlestar Galactica. On se retrouve très longtemps avant que la planète Caprica subisse une attaque nucléaire et que tout y soit anéanti. Ainsi, on découvre Bill Adama quand il était bien jeune, mais ce n’est pas lui qui va être le centre d’intérêt, ce sera son père, Joseph, et Daniel Graystone, celui qui deviendra le fameux créateur des robots.
C’est un univers tout neuf qui s’offre à nous, même si on y retrouve quelques repères d’ordres culturels, on se rend vite compte du peu de développement qu’il y a eu sur ce plan dans BSG. En effet, à l’exception de quelques allusions, c’est principalement l’aspect religieux qui avait été abordé, et c’est une nouvelle fois le cas ici. En fait, ce Caprica se lance directement dans une intrigue avec des fanatistes religieux voulant imposer leur Dieu unique.
L’idée sent alors le réchauffé et, surtout, ne sera pas suffisante pour vraiment donner beaucoup d’intérêt au background d’une histoire qui va se faire bouffer par un père en deuil désireux de faire revivre sa fille. Peu importe finalement comment elle est décédée, Daniel Graystone, lui, il veut justement défier les religions et battre la mort.
Pour appuyer toute la faisabilité du concept, on va nous introduire à une réalité virtuelle qui prendra rapidement une place prépondérante au cÅ“ur de ce Pilote, au détriment de Caprica City. D’ailleurs, plus que le décor, toute l’idée est de développer une sorte de constat tendancieux sur la moralité de l’époque. Même Joseph Adams entrera dans ce petit jeu en aidant le crime organisé.
Bref, que ce soit les Graystone, les Adams, les représentants religieux et, tout simplement, les adolescents, ils sont tous à chercher des réponses à leurs souhaits. Certains en trouveront dans une nouvelle idéologie, d’autre dans leur propre égo et les derniers, dans leurs origines.
Tout ça n’est pas dénué d’intérêt, mais il faut bien admettre que pour un Pilote, ce n’est pas non plus des plus accrocheur. La réflexion avait sa place, mais il aurait été également intéressant de mettre une intrigue supplémentaire pour dynamiser l’heure et demie de métrage. C’est à certains moments long, voire lent. Le déroulement est plutôt linéaire et dépourvu de rebondissements.
Caprica impose ses thèmes avec parfois une certaine maladresse, mais surtout avec insistance. Dommage donc que seul l’excellent casting réussisse à générer un peu d’enthousiasme et d’intérêt pour cette histoire. Peut-être que les inconditionnels de Battlestar Galactica y trouveront leur compte, les autres seront certainement plus difficiles à convaincre pour suivre la série qui débarque en 2010 sur SyFy. L’attente ne se fait pas pressante.
Cet article a été originellement publié le 15 avril 2009 à l’occasion de la sortie DVD Zone 1.
A Savoir- Utiliser une adresse mail valide.
- En français, svp.
- Pas de liens dans les commentaires.
- Les commentaires ne servent pas à faire des news. Si vous voulez, nous pouvons les relayer, il suffit de nous écrire.
- Merci de rester civilisé.
- Pour afficher votre avatar : Gravatar.com
- Consulter les Conditions Générales d'Utilisation.
Trackbacks-
[...] pouvez lire la critique du pilote ici. A lire également : Programme US & UK du 22 au 24/01/10Calendrier de la mi-saison (Mis [...]
- Un premier Teaser pour le retour de Futurama
- Skins – Naomi (4.08 – fin de saison)
- Cette saison dans Justified
- Southland – U-Boat (2.03)
- Caprica – Ghosts in the Machine (1.08)
- Spartacus – Whore (1.09)
- Programme US & UK des 20 & 21/03/10
- Un nouveau trailer pour la saison 5 de Doctor Who
- Le MI-5 a recruté de nouveaux acteurs
- Audiences US du jeudi 18 mars 2010 : Retour raté pour FlashForward
- FlashForward – Revelation Zero (1.11)
- This Is England, bientôt la mini-série
- Un trailer pour le lancement de Lizzie & Sarah
- Casting: Hellcats, Untitled John Wells Medical Drama, Rockford Files, Castle, Ride Along
- Phil on Justified – Fire in the Hole (1.01)
- Phil on Chuck – Chuck vs the Tic-Tac (3.10)
- Phil on Ugly Americans – Pilot (1.01)
- Phil on Southland – U-Boat (2.03)
- Maxmada on Skins – Naomi (4.08 – fin de saison)
- Electrosphère on Caprica – Ghosts in the Machine (1.08)
- Drayke on House – Private Lives (6.14)
- Drayke on Skins – Naomi (4.08 – fin de saison)
- Eirian on Caprica – Ghosts in the Machine (1.08)
- Jojo on Skins – Naomi (4.08 – fin de saison)
- Lost Angel on Skins – Naomi (4.08 – fin de saison)
- bone on Lost – Recon (6.08)
- bone on Lost – Recon (6.08)
- bone on The Pacific – Guadalcanal/Leckie (Part One)
- bone on Chuck – Chuck vs the Tic-Tac (3.10)


















Contrairement à toi, j’ai plutôt bien apprécié ce pilot. Il pose des bases thématiques (opposition homme/machine, religion, des thèmes déjà apparus dans BSG, mais dans ce contexte différent, cela leur donne un nouvel éclairage), donne une source à la mythologie de la série (le monothéisme des cylons). Seul manque à l’appel la notion de politique, mais je fais confiances aux scénaristes pour l’aborder par la suite.
Je pourrai seulement reprocher une utilisation du scientifique meurtri par le deuil, assez convenu dans le genre et le traitement trop classique manque de convaincre totalement.
J’ai aussi bien apprécié ce pilote, c’est de la bonne SF, même si le scénario peut paraître simpliste, l’histoire est bien amenée, les acteurs sont bons et les clins d’oeils à BSG sont nombreux. On découvre la vie à Caprica de deux familles, et contrairement à ce que je pouvais penser, ça n’est pas barbant ni “lent”, pas du tout… Ce pilote est passé très vite, je me suis laissé emporté et je l’ai vraiment apprécié, dommage que ça ne soit pas le cas pour certain. Vraiment dommage…
La religion est présente mais j’avoue ne pas avoir été gèné vu qu’on nous a servi pire que ça dans certains moments de BSG!
Sinon, un bon moment aussi qui n’est pas dans la critique malheureusement: Le premier prototype de cylon à la fin. Vraiment un très bon moment pour les fan de BSG!
Donc si, vivement l’arrivée de la série!
Moi aussi j’ai vraiment aimé ce pilot et j’attends vraiment la suite.
C’est vrai qu’il manque un peu l’élément politique mais je crois que ça va arriver durant la série.
Je suis d’accord avec les autres, j’ai beaucoup aimé le pilote qui témoigne comme son aînée d’une vraie esthétique, d’un vrai soin en plus d’un excellent casting et d’une musique itou. Et c’est vrai que quand on a suivi et aimé BSG, on est à l’affut du moindre détail.
Ceci dit, je trouve que la phase de deuil est le point faible du pilote, il y a du flottement. Mais c’est clairement prometteur !
Eh bien moi, je n’ai pas aimé, et au vu de la critique, mon avis est bien plus sévère que celui qui a été donné ici. Il m’a été pénible d’aller au bout des 1h30, que j’ai trouvé longue. On débute directement sur de simples enjeux religieux, et si dans BSG, c’était bien en background, j’admets que quand c’était prédominant, cela m’exaspérait. D’un autre côté, j’aimerais bien savoir ce qu’ils ont contre le monothéisme, à nous faire passé ça pour de l’extrêmisme quasiment à chaque fois. Les Graystone sont beaucoup trop arrogant, et j’avoue être de moins en moins encline à supporter ce type de personnage. J’ai par contre beaucoup aimé Morales, même si j’aurais préféré qu’il ne s’appelle pas Adama. Qu’il n’y ait aucune relation de ce goût avec BSG m’aurait plus séduite. Le tout se déroule dans 3 décors… Ok, j’exagère, mais aucun développement quant au système de vie de Caprica, que ce soit sur le plan économique, politique ou sociale. Tout n’est que religion ou presque pour une culture dont on ne connait strictement rien. Sur 1h30, il y aurait sûrement moyen d’offrir un plan plus large, c’est censé attiré le spectateur qui n’a pas vu BSG, or, cela ne m’apparait aucunement attrayant sur ce plan là . Au final, c’est traité comme BSG nous y a habitué, avec les conflits type Taurons-Caprica (qui rappelle largement ce qu’on avait avec Sagittarius) et la religion. Peut être que j’avais dans l’idée quelque chose qui tournerait plus autour de Caprica et que ce pilote n’offre aucun aperçu de cela. Je donnerais bien entendu sa chance à la série, et peut être que si cette dernière arrive à se construire, je reverrais ce pilote différemment. Je ne parlerais pas de déception (je ne l’attendais pas vraiment), mais je suis quand même surprise de m’être autant ennuyé devant.
Je suis totalement d’accord avec Carole , le pilote est laborieux,longuet et mettre la religion au centre de l’intrigue est totalement pénible, surtout après les grands moments d’illumination de Gaius Balthar dans BSG.
Globalement, je trouve la production assez “cheap” et les premieres 10min super raccoleuses sans intérêt, si je veux du Q hype je mate Californication et au moins c’est drôle…
Bref un mauvais départ en ce qui me concerne et j’espere que l’intrigue va s’etoffer sinon on va vite tourner en rond.
j’étais un grand fan de BSG (sauf pour les 10 derniers épisodes qui gâchent le tout).
Je trouve que ce pilot est vraiment bien foutu comme prémisse à BSG et qui peut se satisfaire a lui même.
Des longueurs c’est vrai. De plus il est difficile d’être accrocher pendant la première moitié mais il y a la deuxième où tout ce met en place, maintenant je suis trop dégouté de devoir attendre aussi longtemps. Ils aiment cela les producteurs de BSG…
Personnellement, je ne trouve pas ça si mal, même si c’est plutôt léger pour un pilote. Le risque, c’est que l’histoire parte vite en vrille, bien plus vite que BSG (dont les 10 derniers épisodes sont, en effet, plutôt médiocres à mon goût). L’idée du savant qui veut faire revivre quelqu’un qu’il aime, c’est sûr, ça fait réchauffé, et les premières scènes sont clairement racoleuses. Mais on pourrait espérer une bonne série, si toutefois la religion est un peu mise de côté… J’attends avec impatience la scène de combat entre l’agent Smith et Néo au sein de la matrice!
Du bon et du mauvais dans un pilote que j’ai, comme tout le monde, regardé uniquement par sa filiation à BSG.
Une réalisation intéressante mais en deçà de BSG. Un autre style. Plus classique, plus policé.
L’intrigue, très convenue, tout comme les évolutions des personnages, présentés à la va-vite et qui semblent relativement caricaturaux.
Quant à la religion, je n’ai rien contre, mais franchement, si on pouvait avoir de la politique à la Brotherhood dans Caprica, ça serait pas mal. J’ai d’ailleurs trouvé l’abord des antagonismes planétaires un peu foireux : et ça culmine avec l’insulte exagérée aux taurons lors de l’avant-dernière scène. C’est un peu comme si un ministre allemand, qui achète un avion français, disait : “de toutes façons, je n’avais pas l’intention d’acheter chinois, vous savez comme ils sont fourbes”. Même Berlusconi… quoique…
Reste que l’ensemble se suit sans déplaisir avec notamment le “centurion” et la description -malheureusement poussive- du malaise de la société et celui plus apparent encore des jeunes.
Dommage effectivement que l’on n’explore pas plus Caprica et qu’il n’y ait que 3, 4 décors très convenus (maison de riche, boîte gothique, labo).
Au final, le destin des héros, on s’en fout un peu, on a juste envie de savoir comment les humains ont concurrencé Dieu en créant Tricia Helfer et Grace Park… ou Dean Stockwell et ça c’est vraiment tordu.