Caprica - Rebirth (1.02)

La fabrication de Cylons est face à un problème : 1 seul robot fonctionne correctement et Daniel Graystone n’arrive à savoir pourquoi. Sa femme, elle, découvre qu’elle ne connaissait pas vraiment sa fille.

Caprica semble se compter sur notre passion pour la mythologie des Cylons et, par conséquent, sur notre envie d’en apprendre plus. La vérité est que Battlestar Galactica en a délivré une vision bien trop large, riche et conséquente pour que l’on puisse réellement s’intéresser à une création qui n’est en fait que le dernier maillon d’un cycle qui se répète et dont on connait déjà la finalité. En gros, Zoe Graystone bloquée dans un robot et son père qui écoute de la musique et passe le temps à côté d’elle, ce n’est pas très captivant et, surtout, pas assez ambitieux. J’ajouterais qu’Alessandra Torresani est difficilement supportable et que la représentation corps robot qui s’alterne avec corps Zoe, c’est assez lourd.

Cela n’est certes pas très encourageant pour la suite, mais ce second épisode commence à développer des storylines qui pourraient bien montrer que l’histoire des Cylons est ce qu’il y a de moins intéressant dans cette série.

Enfin, je m’avance peut-être un peu vite, car la partie fanatisme religieux ne retrouve pas ici la place qu’elle aurait méritée. D’ailleurs, Sister Clarice et son « mari » Nestor (Scott Porter) auraient vraiment gagné à exposer clairement leurs motivations. La pauvre Lacy est comme nous, elle ne sait pas trop dans quoi elle s’engage, surtout qu’elle se fait en plus harceler au téléphone par le fantôme robotisé de sa meilleure amie.

Dans tout ça, on pourra retenir deux choses. Tout d’abord, le fait que Sam Adama a plus de potentiel que son frère Joseph. Ensuite, qu’Amanda Graystone est un bon personnage et qu’il était vraiment dommage que Paula Malcomson n’ait pas eu l’opportunité de délivrer la même performance dans le Pilot. Amanda est la seule qui avance réellement dans cet épisode, et est aussi la seule qui agit, même si cela se fait de manière chaotique. Elle découvre qui était véritablement sa fille et non seulement elle réalise qu’elle ne la connaissait pas du tout, mais elle n’a pas peur d’assumer les horreurs qu’elle pense que Zoe a commises.

C’est là-dessus que Rebirth se conclut et on peut espérer que ça sera le coup de fouet qui était nécessaire à faire décoller les choses, car sans être soporifique, ce second épisode fait un peu trop du surplace. Caprica va vraiment devoir essayer de sortir de l’ombre de BSG en se trouvant une route bien à elle.