Caprica - The Reins of a Waterfall (1.03)

Les Graystones font face aux répercussions de la déclaration d’Amanda, les news s’étant emparés de la révélation, et un présentateur de talk-show alimentant même son émission avec. Zoe retrouve son avatar, de même que celui de Tamara, alors que le père de cette dernière est désespéré de la revoir encore une fois. Sister Clarice essaie de se rapprocher de Lacy sans succès.

Après la déclaration d’Amanda Graystone, révélant au public qu’elle pense que sa fille est une terroriste, les évènements de The Reins of a Waterfall vont avant tout s’articuler autour des conséquences de cette révélation, que cela soit sur la vie des parents de Zoe, du côté des Adama, du public général ou de la police.

L’univers de Caprica s’enrichit alors ici avant tout à l’aide des protagonistes qu’elle développe ou qu’elle nous introduit. Ainsi, on croise dans les couloirs Teryl Rothery, et ce n’est pas du tout anecdotique vu qu’elle aura un rôle récurrent (et important dans l’histoire familiale des Adama). Patton Oswalt prête ses traits à l’animateur de talk-show se servant de l’accident et de l’acte terroriste pour faire rire le public. La police se voit aussi étoffer de quelques membres, alors que l’on fait connaissance avec la partenaire de Durham, Youngblood, ainsi qu’avec leur supérieur (Peter Wingfield). La mauvaise presse n’aidant pas, Daniel Graystone se retrouve avec Priyah Magnus, une P.R. (Luciana Carro aka Kat dans BSG).

Beaucoup de visages familiers par conséquent, pour un épisode qui a un petit côté introductif, malgré le fait que cela soit quand même le troisième. L’histoire offre avant tout l’opportunité de s’arrêter sur le développement des personnages, à travers la situation actuelle, qui les pousse ou les confronte à d’autres qui sont dans la plupart du temps non voulu. La bombe verbale lâchée par Amanda Graystone aura au fond un certain impact positif pour ce qui touche son mari, Daniel, qui jusque-là était difficilement appréciable. C’est particulièrement dans les scènes avec sa femme que l’on se lie au personnage, qui gagne pas mal en complexité, quittant ici pour la première fois sa fonction de simple homme dévoué corps et âme à son travail pour offrir aux père et mari une identité.

Ceci n’aide pas foncièrement Zoe, qui est la seule à vouloir rester détestable pour le spectateur, et le retour de son avatar ne va pas aider sa cause. Si l’occasion est offerte pour commencer à explorer ce domaine, plus à travers la place de Tamara que celle de Zoe, la fille Graystone use et abuse de sa meilleure amie de façon sordide, alors que celle-ci est déjà à moitié coincée entre les regards en coin et les réflexions des élèves et la volonté de Sister Clarice – dont on établit assez fortement les convictions au cours d’une scène –  à obtenir ce qu’elle veut.

L’approfondissement des Graystone n’empêche aucunement celui des Adama, avec un Bill préférant clairement la compagnie d’Oncle Sam, malgré le milieu peu recommandable dans lequel il évolue. Joe Adama ne s’est clairement pas remis de la perte de sa femme et de sa fille, et on ne peut même pas parler de deuil, au vu de sa volonté à revoir Tamara, et à équilibrer la balance entre ses pertes et celle de Daniel Graystone. Il est à l’évidence trop aveuglé par son désir personnel pour se rendre compte de ce qu’il demande à son propre frère.

Si j’avoue que je n’avais aucunement été conquise par les débuts de Caprica, la série s’affirme au fur et à mesure et impose de plus en plus ses protagonistes. L’aspect robotique et technologique n’est pas le point fort du programme à l’heure actuelle, mais les autres thématiques et les possibles développements que l’ensemble offre à Caprica sont assez forts. En tout cas, tout ceci devient clairement plus intéressant.

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CaroleC
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