Caprica - There Is Another Sky (1.05)

Tamara cherche de l’aide dans un V-Club pour retourner dans le monde réel, mais en échange, elle doit avant s’impliquer dans le jeu. Dans le monde réel, Jospeh apprend qu’il a perdu le contrôle de son jeune fils William, et qu’il est temps pour lui de se ressaisir. Daniel découvre que Graystone Industries est sur le point de lui être retiré, et présente alors les Cylons pour convaincre le conseil de le garder.

There Is Another Sky est un épisode qui possède de bonnes idées : il fait progresser l’intrigue quasi inexistante qu’il y avait autour de Tamara, fournit aux Adamas encore de ce monde une nouvelle opportunité de nous exposer les rituels Taurons, et entraine enfin Daniel vers le développement des Cylons.

Il y a de quoi faire et assurément un matériel riche pour l’avenir. Seulement, là où cela échoue quelque peu, c’est sur le montage de l’épisode, qui se perd dans sa deuxième partie, semblant plus mettre les scènes bout à bout. Disons plutôt qu’il y a clairement un manque d’harmonie dans l’enchainement.

On passe énormément de temps au départ avec Tamara – ce qui a clairement pour conséquence de créer une drôle de sensation quand on décide d’offrir quelques scènes à Graystone. Enfin, avant d’en arriver là, parlons de la fille décédée d’Adama, vivant dans le V-World – très film noir des années 40 (pas original, mais c’est au moins stylé) – alors que sur Caprica, son père doit enfin faire son deuil. La progression des deux intrigues est évidente, et la conclusion l’est tout autant. On en tire quand même des éléments intéressants. D’abord, Tamara va s’affirmer : la jeune adolescente frileuse ne connaissant strictement rien de cet univers virtuel dans lequel elle est bloquée va l’explorer en compagnie d’un adolescent qui a trouvé sa place dans cette création, alors qu’il n’est personne à l’extérieur. Une thématique qui est on ne peut plus classique et qui reste ici abordée sous un angle conventionnel. L’intérêt est donc clairement d’assister à la transformation de Tamara, décidée à prendre le contrôle de la situation.  Le personnage gagne ainsi en consistance tout du long de l’épisode, alors que nous la découvrons à peine.

En fait, ce développement colle parfaitement à ce que l’on apprend autour des Taurons, un peuple à la personnalité forte, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, comme le petit Bill va nous le démontrer, au grand dam de son père. Il est temps pour celui-ci de revenir à la réalité, seul moyen pour qu’il puisse reprendre le contrôle sur son existence, et retrouver une possible influence auprès de son fils – un sale garnement, il n’y a pas à dire. Tout ceci permet encore une fois de nous exposer la culture et les traditions des Taurons. Si certains discours comportent encore pas mal de notions abstraites (après tout, nous sommes sur Caprica, non sur Taurus), la mise en pratique de quelques rituels illustre bien le propos.

Dans tout ceci, nous allons voir Daniel Graystone faire son apparition pour la seconde partie de l’épisode, quand ce dernier risque de perdre son poste. Tout ceci n’ayant qu’un but : la scène du conseil, où il introduit son Cylon. C’est le début de la fin, pourrait-on dire, quand on sait où tout ceci va nous mener. Enfin, la forte personnalité de Graystone brille dans cette scène. Si seulement, on pouvait arrêter avec les passages Cylon/Zoe, ce serait parfait.

There Is Another Sky est plus riche que son prédécesseur, offrant enfin la possibilité de voir l’intrigue autour de Tamara émerger. Malgré cela, la partie autour de Graystone semble être placée ici avant tout par nécessité, et les transitions entre l’univers virtuel et la réalité ne sont pas complètement maitrisées.