Zoe est toujours à la recherche de Tamara et leur rencontre tourne à l’affrontement. Amanda tente de trouver des preuves incriminant Clarice, alors que cette dernière détient Lacy contre son grès. Daniel reprend les commandes de sa compagnie, mais découvre le prix à payer de l’association qu’il a fait pour en arriver là.

New Cap City. Retour dans le monde de Tamara-A et Zoe-A pour plonger dans une quête identitaire agrémentée de quelques coups de couteaux et de coups de poing pour y incarner l’esprit de violence qui règne là où Tamara s’est installée. La rencontre entre les deux avatars nous pendait au nez depuis la reprise de la série, et s’est même faite désirer, bien que Zoe n’avait pas particulièrement manqué pendant ce temps. Il faut reconnaître alors que cette partie va quelque peu se charger de pousser Zoe dans une direction inédite, cherchant à l’émanciper de l’original pour affirmer la personnalité de celle que l’on pourrait qualifier de copie. Un aspect qu’il faut donc jeter aux orties, Zoe posant ici les bases de l’individualisme de chaque version. Nous n’en sommes que gagnant sur quasiment tous les plans, malgré une mise en scène gratuite dans l’arène, étant là pour véhiculer la colère de Tamara, errant sans but, et devant clairement s’en trouver un. Zoe sera ainsi là pour en fournir un à elle-même, ainsi qu’à sa nouvelle alliée.

Caprica. Amanda Graystone veut infiltrer la vie de Sister Clarice, ce qui nous ramène au sein du foyer, où les tensions n’ont pas disparu, enflammé sans doute possible par le fait que Lacy est enfermée et détenue dans ce même lieu. Il y a quelques tâtonnements et une volonté de ne pas aller trop vite, après un épisode qui avait clairement pour vocation de placer Clarice au-dessus de tout le monde. C’est aussi le cas au sein de sa propre maison, quelques réflexions étant là pour montrer qu’elle ne se plie pas aux règles du foyer, suscitant des mécontentements. Dieu guide Sister Clarice, elle n’en a que faire de ce que peut penser autrui, décidant du destin de tout le monde, à commencer par celui de Lacy, qui a actuellement perdu son libre arbitre.

Continuant à découvrir le prix à payer pour ses alliances, Daniel Graystone reprend la tête de son entreprise, et la série se charge là d’éliminer un obstacle scénaristique pour libérer la voie au futur travail de Daniel. Du moins, c’est ce qui apparaît le plus logique, la série continuant d’envoyer ses protagonistes dans de nouvelles directions, et se débarrassant sûrement là du dernier élément s’inscrivant plus dans une histoire qu’il faut laisser derrière soi. Graystone découvre en tout cas ce que c’est que de travailler avec des Taurons, leur code de valeur étant définitivement fort éloigné de ceux de Caprica. En tout cas, la question fut suffisamment explorée pour que, quand tout se met en place, et que cela devienne trop évident, on puisse au moins y donner un sens.

« Things We Lock Away » a assurément beaucoup de choses à dire et à faire, et après un épisode qui avait justement si peu à dire, on peut clairement y voir là un déséquilibre scénaristique, épaulé par le fait que certaines storylines auraient pu atteindre ce point de façon plus rapide. Quoi qu’il en soit, si on fait exception de ce pauvre Joseph Adama, les directions pour la suite se font plus visibles et explicites.