Castle vient terminer son dernier livre alors que le précédent, déjà un best-seller, est sur le point d’être adapté au cinéma. L’écrivain reprend tout de même son travail aux côtés de Beckett, Ryan et Esposito.

Avec en toile de fond la carrière littéraire fleurissante de son personnage titre, la série poursuit sa route. À ce point, tout le monde apparait bien rodé, mais certains pans de l’histoire restent toujours délicats à aborder.

Ainsi, après avoir laissé Castle et Beckett se séparer pour l’été, les réunir et gérer le retour à la normale va remettre en place les problèmes qui accompagnent cette relation destinée à devenir romantique quoi qu’il arrive. Pour ne pas faire original, Kate se voit alors attribuer un nouveau petit-ami, représentation typique et on ne peut plus clichée de l’homme parfait à la télévision. Il a le physique, l’intellect et la personnalité, mais il n’est qu’un bouche-trou. Cela dit, il servira à encourager Rick à justifier son désir de poursuivre son travail avec la police, même s’il ne peut pas avoir la fille. C’est une bonne chose, car il va de cette manière avouer à quel point il adore chasser les criminels et, surtout, il aime être le partenaire. Le duo s’affirme donc dans une sorte de légitimité professionnelle qui l’aidera à aller jusqu’au bout de la saison sans abuser des sous-entendus romantiques. Les trois derniers épisodes, par contre, abordent la relation sentimentale de manière frontale, ouvrant une porte qui sera difficile à refermer par la suite.

Castle étant une série policière, la partie relationnelle n’est pas dominante et cette saison 3 continue de nous servir des enquêtes plus ou moins intéressantes et/ou ambitieuses. Le show se spécialise dans les investigations qui mènent à explorer la double vie des new-yorkais. Cela nous donnera des twists parfois sympathiques, parfois répétitifs, et parfois pas aussi originaux que ça. En parallèle, l’autre thématique qui revient régulièrement est l’arnaque, ce qui offre à Castle l’opportunité de bâtir des scénarii aussi farfelus que possible.

Au milieu des enquêtes de la semaine, l’affaire sur l’assassinat de la mère de Beckett va faire un retour marquant, car pour la première fois, on arrive au point où elle devient pertinente. Au départ, cela semblait juste là pour donner à la série sa « storyline récurrente » – procédé qui est presque obligatoire de nos jours. Désormais, non seulement on découvre les dessous de ce meurtre sordide, mais en plus, chaque révélation amène des morts supplémentaires et une dose de danger irréfutable. Cette histoire possède enfin un potentiel concret qui devrait pouvoir continuer à bien grossir par la suite.

À côté de la police, la famille de l’auteur est toujours présente, mais si Martha apporte encore sa touche d’humour et occasionnellement de bon sens, Alexis persiste à être l’adolescente parfaite et ça ne l’aide pas à devenir intéressante.

Castle, de son côté, a sa carrière d’écrivain à succès qui se poursuit et on aborde à présent le cas de l’adaptation cinématographique du premier livre sur Nikki Heat. Cela se fait bien entendu avec légèreté.

Pour finir, il ne faudrait pas oublier de dire que Ryan et Esposito ont leur vie privée qui évolue. Ça a surtout pour but d’étoffer l’univers de la série en offrant à des personnages secondaires l’opportunité de s’enrichir légèrement.

Cette troisième saison poursuit dans la lignée de la seconde. Elle se montre toutefois plus homogène que cette dernière et possède plus d’épisodes marquants, mais elle peut occasionnellement être répétitive. Le fait est qu’à ce stade, les scénaristes de Castle sont plus confortables que jamais avec ce qu’ils font, même si la routine menace régulièrement de s’installer. La prochaine saison sera certainement plus délicate à gérer.